Macky Sall, une autorité autoritaire

Oppresser l'opposition et faire en sorte que les Sénégalais en prennent conscience, pour ne pas se lancer dans une sorte de rébellion. Telles sont la volonté et le désir de celui qui incarne la magistrature suprême du Sénégal. Et ses « hommes » sont l'oeuvre pour traduire les desiderata du « prince ». Car les volontés et les désirs du président prédominent sur les lois et règlements qui régissent le fonctionnement de notre société.

Ces mêmes volontés et désirs l'ont poussés embastiller l'ancien maire de Dakar pour l'écarter de toutes les compétions électorales ; exiler Karim Wade et mettre toutes la colonne vertébrale du Pds en prison pour y apprivoiser quelques-uns plus dociles. Ce tempérament princier, sans limite ses yeux, lui donne le pouvoir de mettre sous le coude les dossiers mettant en cause certains de ses collaborateurs.

Le président Sall incarne une autorité autoritaire qui doit pousser les psychologues s'intéresser davantage sur sa personne. D'apparence placide, une placidité qui semble réguler son caractère irascible l'intérieur, mais c'est un vrai « tueur gage ». « Eliminer » un adversaire politique est de l'eau a boire pour lui. C'est comme s'il est dépourvu d'éthique.
L'homme est si réfractaire toute opposition, qu'il a décidé d'emprisonner le journaliste-consultant Adama Gaye, coupable d'avoir osé « outré » le monarque. Cet énième fait du Prince est un signal tous ceux qui s'aventurent dans la critique acerbe au régime. Le fait que le très prolifique Adama Gaye soit encore en détention renseigne d'une chose. Macky Sall veut le maintenir en prison pour lui infliger une correction exemplaire.

Ce qui est quand même ahurissant ! En effet, au moment où des délinquants de grands-chemin, trafiquants internationaux de drogues bénéficient des libertés provisoires dans le cadre de la drogue saisie par les douaniers sénégalais, le journaliste est poursuivi pour des posts qu'on lui attribuent sur le réseau social Facebook. Posté jugés offensants par le chef de l'Etat. Depuis un mois, il croupit la Maison d'arrêt de Reubeuss dans des conditions inhumaines connues de tous.

Ses conditions de détention ressembleraient de la torture, car paraît-il, le pouvoir veut lui faire ravaler tous les propos « discourtois » tenus ou écrits par Adama Gaye l'encontre de l'empereur. L'Etat conditionnerait sa libération par des excuses publiques. Une humiliation publique en guise d'alerte pour ceux qui sont tentés par des velléités de peinturlurer le prince.

Une attitude surprenante pour une personne détentrice de l'autorité suprême, grand théoricien de la démocratie et tout ce qui concourt la renforcer, telle la liberté d'expression. Mais Paul Verlaine nous avez averti sur ses deux caractères de l'Etat: « Quand il est fort, il nous écrase, quand il est faible nous périssons »

ReseauNews

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