Macky-Sonko : Décryptage de deux discours à   la fois semblables et différents !

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Notre pays a connu des manifestations violentes consécutives à  l’arrestation d’Ousmane Sonko. Plus d’une dizaine de morts, des blessés et des saccages  ont été constatés dans presque tout le pays. Ousmane Sonko a été libéré  avec une jeunesse déterminée à  le défendre. Les chefs religieux ont joué les bons offices, ainsi que la société civile et des politiques invitant tous les sénégalais à  l’apaisement. C’est dans ce cadre que le Chef de l’Etat et le leader de Pastef Les Patriotes ont fait des discours semblables mais  différents. C’est vraisemblablement une question en rapport de forces.

Le Chef de l’Etat pour la première  fois appelle à  l’apaisement relativement à  l’affaire Ousmane Sonko qui  aura suscité  des  manifestations violentes  qui ont émaillé tout le pays. Les sénégalais pour la plupart croient dur comme fer que l’opposant Sonko était sur le point d’être liquidé à  l’instar de Karim Wade et Khalifa Sall.

Pour cette fois, c’est le peuple qui  a dit non à  cette façon de faire la politique. Du coup, dans son discours, le Président Sall a appelé  au calme  et Sonko a appelé au maintien de la pression. Ce qui démontre à  suffisance que les deux discours se révèlent semblables pour décrisper la situation mais différents en ce sens qu’il s’agit d’un rapport de force inversé entre le pouvoir et l’opposition.

Désormais cette dernière dicte sa loi au camp d’en face qui a toujours fait preuve de   domination en termes de rapports de force. Si le Chef de l’Etat en arrive à  appeler au calme, c’est parce qu’il serait en mauvaise posture.

Non seulement l’image du Sénégal s’en retrouve écornée à ) cause des manifestations violentes qui ont occasionné plusieurs morts, des blessé et beaucoup de destruction de biens publics et privés, mais aussi, sur le plan diplomatique, le Président Sall se retrouve au pied du mur.

La nouvelle conscience citoyenne est partie pour éradiquer l’injustice qui sévit dans le pays et  l’utilisation de la justice comme une arme redoutable du pouvoir pour liquider des adversaires politiques gênants.

De 1960 à  nos jours, le Sénégal n’a jamais connu une telle explosion de colère d’une partie de sa population qui ne veut plus voir le chef de l’Etat continuer à  gouverner par la force au détriment des lois en vigueur dans le pays. Le fait que le Président Sall va jusqu’à  reculer devant la pression populaire c’est parce qu’il est en mauvaise posture.

Assane SEYE-Senegal7

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