Manifestations contre le couvre-feu : Touba, Tamba, Mbacké, Pikine, Tivaouane... s'embrasent

A Tambacounda, à Pikine, à Mbacké, à Touba, ou encore à Thiès, Tivaouane, Cap Skirring, Diourbel, Grand Yoff, plusieurs jeunes sont sortis affronter les forces de l'ordre. Des scènes de casse ont même été notés dans certaines zones après le passage des manifestants. Alors que les forces de l'ordre sont mobilisés depuis trois mois pour le respect du couvre-feu, de plus en plus de manifestants perturbent leur temps de repos. Dans toutes ces bastions citées ,transporteurs et jeunes ont affronté les forces de l'ordre pour étaler leur dépit face à la situation induite par le Coronavirus.

A Cap Skirring où les populations sont confrontées à un maque d'eau potable,des manifestants ont allumé le feu.

La gendarmerie qui s'est déployée pour contenir la manif a été assiégée à son tour par des individus en colère. A Diourbel, des populations fatiguées par les effets du couvre-feu sont sorties dans la rue pour défier les forces de l'ordre.

Le nord du pays est aussi secoué par des manifestations spontanées de transporteurs hostiles au maintien de l'état d'urgence.

A Tivaouane, des affrontements ont opposé hier des transporteurs et des forces de l'ordre. Une scène identique s'est déroulée à Thiès où des pneus ont été brulés et des routes barrées.

A Touba et Mbacké les mêmes transporteurs mécontents ont fait face aux policiers avec des barricades, des pneus brulés contre les lacrymogènes qui leur ont été lancés.

A Tambacounda, des jeunes ont affronté les forces de l'ordre en brulant des pneus et en érigeant des barricades un peu partout dans la ville.

A Grand Yoff, les forces de l'ordre ont fait face au retour de malfaiteurs élargis de prison par la grâce.

Les membres de Frapp-France dégage, Noo Lank et Aar Li Nu Bokk qui réclamaient la levée de l'état d'urgence ont été assiégés par des éléments de la Sécurité du Centre des oeuvres Universitaires de Dakar (Coud).

Après trois mois de présence du coronavirus sur le territoire national et deux mois et demi passés sous le régime spécial de l'état d'urgence assorti d'un couvre-feu, les Sénégalais commencent à subir de plein fouet les affres des mesures de restriction et certains n'hésitent pas à manifester leur ras-le-bol. Parfois, de façon violente.

Voici le tableau peu reluisant des conséquences du Coronavirus dans notre pays. Et il semble que les choses ne font que commencer au vu des premiers foyers de tension allumés dans presque tout le pays.

Assane SEYE-SEYE-Senegal7

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