Marche des blouses blanches: Abdoulaye Diouf SARR «bunkerise» son ministère et refuse de les recevoir

Marche des blouses blanches: Abdoulaye Diouf SARR «bunkerise» son ministère et refuse de les recevoir

Senenews Le 2020-01-17  Source

Les médecins ont déserté les salles de soins ce matin pour occuper les rues de Dakar. En désaccord avec le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, les syndicalistes se sont pointés non loin de son siège pour montrer leurs désaccords.

La marche des blouses blanches qui a débuté l'ENDSS sera bien maîtrisée non loin du ministère de la santé. Malgré la présence des forces de l'ordre qui encadrent la marche des médecins. Les syndicalistes seront surpris de voir une route barrée par la police quelques mètres de leur ministère.

«Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr ne fais qu'acheter des voitures et recruter des chauffeurs. Le personnel de santé n'est pas pris en compte dans sa politique. Son ministère est criblé de dettes qui ne sont pas pris en compte. Pas de subvention dans nos hôpitaux, et il nous pompe l»air avec des politiques de gratuité sans remboursement. La CMI est une preuve. Cela fait plus de 2 ans que nos caisses sont vides. Car avec leur politique sur 10 malades, seuls 3 payent de leur poche. Nous travaillons dans conditions difficiles voire inhumains », a soutenu Cheikh Seck syndicaliste.

L'arsenal répressif qui a accueilli les médecins n'a fait qu'augmenter leur colère. Car selon eux le ministre doit les recevoir afin de se prononcer sur leurs demandes. Les médecins se sont finalement prononcé quelques mètres du ministère devant le barrage des policiers qui les empêchaient d'arriver bon port.

«Des accusations gratuites» , selon le directeur des ressources humaines .

Après le retrait des marcheurs le directeur des ressources humaines Ibrahima soukandélla Diouf DRH a balayé d'un revers de main les accusations des médecins. Selon lui, le ministre et le cabinet ont reçu tour de rôle les syndicalistes pour discuter des maux de la santé. En ce qui concerne la marche, Ibrahima se dit dans son droit de protéger l'administration.

Pour ce qui est du cas des voitures, il minimise en argumentant que les médecins ne maîtrisent pas le système de distribution des voitures.

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