Moctar Ouane, Premier ministre malien : «Nous combattons le terrorisme, quel qu’il soit»

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Les élections seront l’aune à  laquelle sera jugée la transition, et c’est pourquoi nous apportons le plus grand soin à  l’organisation, au déroulement et aux résultats de ces élections-là , et nous allons tout faire, comme l’a indiqué le chef de l’Etat, pour que le délai soit absolument respecté, nous y travaillons très fortement.

Les élections seront tenues à  bonne date. Comme vous le savez, j’ai rencontré la classe politique il y a deux semaines, nous sommes convenus de la mise en place d’un cadre de concertation qui nous permettra précisément de travailler plus avant, de manière à  ce que nous soyons dans les délais convenus, à  savoir les 18 mois fixés à  la transition.

Oui, l’horizon qui a été fixé sera celui-là .

Il n’y aura pas de prolongation, comme l’a dit le chef de l’Etat. Nous travaillerons en ayant à  l’esprit l’horizon fixé, celui des 18 mois.

D’abord je voudrais préciser une chose, c’est que, sur la question du terrorisme, la position de principe du gouvernement du Mali est que nous condamnons fermement le terrorisme et nous le combattrons énergiquement. Et cela dit, pour ce qui concerne le dialogue engagé avec les groupes terroristes, je voudrais aussi rappeler que ceci constitue une recommandation très forte de notre peuple à  travers le Dialogue national inclusif, mais aussi les Journées de concertation nationale de septembre 2020. Je ne voudrais pas en dire plus sur ce sujet, compte tenu de sa sensibilité.

Je ne commente pas les faits de presse, mais ce que je veux dire, c’est que la paix au Mali est utile pour le Burkina et réciproquement. Donc de ce point de vue-là , nous nous concertons régulièrement pour promouvoir et renforcer la paix et la sécurité dans nos pays respectifs. Mais vous savez, parler avec les terroristes, c’est aussi une manière de combattre le terrorisme.

Ce sont les deux leviers qu’il faut combiner ensemble. Nous, nous avons une action militaire que nous déployons sur le terrain, et cette action militaire va se poursuivre contre tous les groupes terroristes, mais dans cette action il y a une opportunité qui s’offre également à  travers les discussions qui pourraient être engagées avec ceux qui opèrent de manière violente souvent contre leur gré, et pour des raisons existentielles. Il s’agit précisément d’extirper ces éléments-là  de cette posture et de les engager dans une dynamique, dans une perspective plus constructive, plus positive, plus vertueuse, qui est celle de se réinsérer dans la communauté.

Oui, mais nous n’avons pas la naà¯veté de considérer que, par le dialogue, nous parviendrons à  régler cette question. Nous utiliserons ce levier-là  comme un moyen supplémentaire de parvenir à  l’objectif que nous recherchons, en insistant sur l’action militaire implacable qu’il faut maintenir et amplifier.

Je vous l’ai dit tantôt, nous travaillons d’arrache-pied à  assurer la sécurité sur l’ensemble de notre territoire, ce sont des efforts importants, quotidiens, que nous déployons et je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant. Et vous savez que pour ça nous payons un sacrifice élevé, un sacrifice humain élevé pour ça, et donc nous saluons vraiment l’engagement de la France à  nos côtés, nous savons le prix du sang que donne la France. Et c’est dans cela que notre coopération est à  saluer. Je voudrais dire que le gouvernement du Mali continuera de s’engager pour cela, la coopération militaire entre nos deux pays est assez forte, elle se densifie davantage et cette coopération militaire, nous devons continuer de la développer de part et d’autre.

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