Ndiandakhoum : Comment Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum a transformé un quartier jadis méconnu.

Ndiandakhoum : Comment Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum a transformé un quartier jadis méconnu.

Dakaractu Il y'a 4 jours  Source
La sobriété des premiers jours n'a presque pas changé. Le mausolée de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane, l'image de l'homme qui y repose depuis le 15 mars 2017 est resté le même. Ou presque. La clôture de fortune de mars 2017 a juste laissé place un chapiteau de moins de trois mètres de longueur. À travers les vitres, le mausolée d'Al Maktoum est perceptible, avec ses quatre vingt dix neuf (99) noms de Dieu. À droite, un bâtiment R+1 en construction peint en blanc tient compagnie au mausolée au nord duquel, fleurit un jardin. Le reste, est un vaste espace inoccupé.

Un mausolée l'image de son occupant

Très fréquenté l'occasion du Mawlid, le mausolée de Serigne Cheikh accueille toutes les tranches d'âge. Des barrières sont dressées pour organiser entrées et les sorties. Des agents de sécurité veillent ce que tous les interdits soient scrupuleusement respectés. « Enlevez vos chaussures, et rangez vos portables, pas de prise d'image, ni d'appel téléphonique », rappelle l'un d'eux aux fidèles qui viennent d'être acceptés l'intérieur du périmètre. À l'est du mausolée, les hommes, l'ouest, les femmes.

Ici, le recueillement est de mise. « Je suis venu pour renouveler mon allégeance », nous souffle Moustapha Faye. Originaire d'un village de la région de Fatick, il n'entendait pas quitter la ville sainte de Tivaouane sans cette communion avec le défunt guide spirituel. À l'entrée, un groupe de jeunes filles, la tête recouverte, patientent. Elles viennent de la ville de Thiès. Interpellées sur la détermination dont elles font montre, elles répondent l'avoir héritée de leurs parents qui sont des disciples du Cheikh. Aussitôt après notre bref entretien, elles sont acceptées dans le site. Leur joie est perceptible de loin. « Serigne Cheikh le voulait ainsi. Il savait qu'en quittant ce bas monde, des personnes continueraient vouloir communier avec lui de cette manière, mais il a tenu ce que cela se fasse sans folklore », nous renseigne un connaisseur d'Al Maktoum.

Ses recommandations transmises au fils de son homme de confiance, feu Omar Samb qui l'a devancé dans l'au dela, sont respectées. « Je suis désolé mais je ne peux rien dire », a-t-il poliment refusé de parler des lieux dont il est le conservateur. Sur les pas de son père qui, jusqu' son rappel Dieu, a servi Serigne Cheikh avec loyauté. « c'est tout a fait normal que Mame Khalifa Samb refuse de dire quoi que ce soit sur ce site. S'il a été choisi par Serigne Cheikh lui-même, c'est parce qu'il a le profil de l'emploi », confesse notre source.

Un quartier sorti de l'ombre et assaini

Le ballet des fidèles continue. Une attraction qui fait l'affaire des vendeurs de photos et de chapelet. Demba Ndome est l'un d'eux. Agé de 47 ans, il dit être basé Thiès. « Je suis venu Tivaouane pour vendre des photos de Serigne Cheikh », commence-t-il. Le choix de Niandakhoum pour mener ses activités n'est pas fortuit. « C'est ici où repose Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum », prétexte-t-il. Et il ne le regrette pas, puisque la moitié des 1000 photos qu'il avait confectionnées est écoulée , moins de 24 heures d'activités. Le vendeur doublé de fidèle tidiane appartenant au mouvement des moustarchidine allie l'utile l'agréable. Même son de cloche chez les vendeurs de chapelet, postés juste devant l'une des portes du site abritant le mausolée, font un chiffre d'affaire satisfaisant. De son vivant, Serigne Cheikh n'a jamais hésité mettre la main la poche pour redonner le sourire des inconnus. Rappelé auprès de son seigneur, le 5e Khalif de Maodo continue son oeuvre de bienfaisance. Autrement.

En sus, Niandakhoum est sorti de l'anonymat. Avant le rappel Dieu de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy en mars 2017, ce quartier n'était pas ou était peu connu. Mais depuis deux années maintenant, son expansion éblouit ses occupants. Il grandit de tous les côtés, rappelant les alentours du champ de Courses où il faisait son mawlid avant sa retraite spirituelle.

A Ndiandakhoum, la vente de terrains y est devenu un commerce florissant. Mais l'inhumation du fils de Serigne Babacar Sy a aussi « assaini » le quartier où des activités mondaines étaient constamment organisées. Comme quoi, même outre-tombe, Serigne Cheikh continue d'étonner son monde.

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