Nous soupirons 1 fois toutes les 5 minutes, et heureusement !

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Une étude publiée en 2016 affirme que le soupir n’est pas seulement un signe de fatigue ou d’exaspération. Il s’agit d’un automatisme vital.

En 2016, des chercheurs de l’Université de Californie et de l’Université de Stanford ont révélé que le fait de soupirer ne signifiait pas seulement être irrité, fatigué, soulagé ou encore amoureux.

En effet, les soupirs physiologiques apparaissent comme essentiels à  un bon fonctionnement de nos poumons. Et nous soupirons environ 12 fois chaque heure, soit une fois toutes les 5 minutes.

Selon eux, le soupir serait donc une sorte de réflexe vital empêchant les alvéoles de nos poumons de littéralement s’effondrer. Jack Feldman, co-auteur de l’étude et professeur de neurobiologie, rappelle : «La surface d’un poumon est aussi grande qu’un court de tennis, et nous possédons 500 millions de petits sacs d’air appelés alvéoles. Chaque alvéole est une petite sphère d’environ 0,2 millimètre de diamètre».

Et il pose la question : «Avez-vous déjà  essayé de gonfler un ballon mouillé ? C’est très difficile (.) C’est ce qui se passe quand une alvéole s’effondre. chaque fois qu’elles s’effondrent, cette surface ne peut plus faire d’échange de gaz». Plus simplement, si nous étions privés de la capacité de soupirer, les alvéoles ne pourraient pas se regonfler, et les poumons s’effondreraient.

Et il fait remarquer, évoquant les respirateurs artificiels des hôpitaux : «Quand vous voyez quelqu’un placé sous respirateur, toutes les deux minutes, il y a une énorme respiration qui est superposée, et qui joue le rôle d’un soupir».

Un soupir a donc un rôle de double respiration, et celui-ci ne s’exprime pas de façon aussi démonstrative, bruyante, que lorsque l’on veut montrer un sentiment. Physiologiquement, un soupir au même titre que le bâillement ou le rire, sont autant de genres de respiration dont le but est de faire entrer de l’oxygène dans les parties profondes des poumons.

Inspiration et expiration sont des mécanismes automatiques, réalisés de manière non-volontaire et contrôlés par le système nerveux autonome.

Ce système nerveux, aussi nommé végétatif est le chef d’orchestre des grandes fonctions de l’organisme comme la digestion, la respiration, la circulation sanguine, ou encore la pression artérielle. Un système nerveux autonome qui obéit aux centres cérébraux, lesquels sont composés de groupes de neurones spécialisés qui ont pour mission d’assurer  l’activité de ces grandes fonctions.

Ici, les chercheurs avaient pour charge d’identifier lequel ou lesquels de ces centres cérébraux cérébral est en charge des soupirs. Deux d’entre eux ont été recensés, et ils sont composés chacun de 200 neurones, qui gèrent donc le passage de la respiration automatique à  celui du soupir.

Le premier groupe de neurones envoie une petite molécule, appelée Gastrin-releasing Peptide (GRP) au second groupe de neurones; ce dernier donne alors l’ordre aux poumons  de soupirer. En 2016, quand ces résultats ont été publiés, les scientifiques indiquaient qu’ils chercheraient à  comprendre le lien entre émotions et mécanisme biologique du soupir.

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