Ordonnances des militaires invalides : Un système informatique pour dynamiter les réseaux clandestins

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En mettant un excellent système social et médical permettant aux militaires invalides de se soigner, l’Etat-major général des Armées (Ema) n’aurait jamais imaginé que le « sésame-jambaars » allait être plombé par des faussaires.

Avec de faux cachets de médecins militaires, certains ayants-droits s’approvisionnaient en médicaments dans les pharmacies agrées. Le préjudice était estimé à  plusieurs milliards fcfa.

D’ailleurs à  l’époque, « Le Témoin » avait ébruité l’affaire au point de pousser  la Direction des relations publiques des Armées (Dirpa) à  confirmer l’existence d’une vaste fraude dans le programme de soins gratuits aux invalides tout en déclarant que le commandement travaille sur un garrot numérique pour arrêter la saignée financière.

Dans un communiqué reçu, hier, la Dirpa tient à  rappeler que dans le prolongement de la politique de modernisation de l’Administration initiée par l’Etat, les Armées ont démarré depuis quelques années un processus de dématérialisation de certaines de ses activités.

Ces innovations concernent notamment le Système informatisé de gestion des ressources humaines (SIGRH), les cartes d’identité militaire numérisées, la gestion des archives, la messagerie, mais également la mise en ?uvre d’autres technologies innovantes et sécurisées de son administration.

« Cet investissement dans la technologie, outre qu’il correspond à  l’option prise par les hautes autorités nationales, constitue une exigence pour toute institution désireuse de remplir sa mission dans les meilleures conditions d’efficacité et d’efficience.

La digitalisation, convient-il de le noter, s’est étendue aujourd’hui à  tous les domaines d’activités publiques et privées » a annoncé le colonel Mactar Diop de la Dirpa avant de préciser que c’est dans ce cadre que s’inscrit le nouveau système de gestion de la délivrance des médicaments aux personnels des forces militaires et paramilitaires, en activité ou à  la retraite, bénéficiaires d’une pension d’invalidité.

« Basé sur un réseau interconnecté  de  médecins  militaires,  de  pharmacies agréées et d’organes de contrôle, le Sysgepmi permet, en toute transparence, à  tout pensionnéire détenteur de la nouvelle carte numérisée, de percevoir ses médicaments sur toute l’étendue du territoire national.

Son fonctionnement est supervisé en temps réel par les Directions des Services de la Santé et de l’Intendance, en charge respectivement des aspects techniques et du contrôle administratif et financier. Il prend en compte tous les pensionnaires, y compris ceux à  mobilité réduite qui ont la possibilité de désigner un mandataire » lit-on dans le communiqué.

Le patron des Dirpa se félicité du raffermissement du contrôle mené par les Directions des Services de la Santé et de l’Intendance qui avait permis en 2020 une baisse notoire de la facture mensuelle des ordonnances des pensionnés de 900 millions cfa à  un maximum de 200 millions de FCFA.

Cela montre la pertinence et tout le bénéfice tiré de la digitalisation des procédures. Pour « Le Témoin » quotidien, le Sysgepmi ressemble à  une artillerie numériquement lourde qui a fini par pilonner voire dynamiter tous les réseaux frauduleux.

Assane SEYE-Senegal7

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