Paul Biya: ce qu'il veut faire de son 7e mandat

PaulBiya a donc prêté serment pour la septième fois le6novembre dernier, dateanniversaire de sa première investiture, savoir le6novembre 1982. «Un bonsigne pour boucler merveilleusement la boucle», disent ses supporteurs. Celadit, que faut-il attendre de ce septennat baptisé comme celui des «GrandesOpportunités»

Résoudrela crise anglophone...

Auplan sécuritaire, le rétablissement de la stabilité dans les régions ditesanglophones, du nord-ouest et du sud-ouest, sera l'une des priorités. Leprésident investi a, du reste, appelé les combattants sécessionnistes «déposerles armes». Pour autant, le président ne s'est pas départi de sa fermeté. «Àces entrepreneurs de guerre, qui mettent mal notre unité nationale et prônentla sécession, il faut qu'ils sachent qu'ils se heurteront non seulement larigueur de la loi, mais aussi la détermination de nos forces de défense et desécurité», a déclaré Paul Biya. Meurtrie par les combats, la partie anglophonedu pays ne pourra se relever qu'avec une amélioration et une stabilisation de lasituation sécuritaire, nécessaire notamment au retour des déplacés et unereprise économique.

...qui impacte négativement l'économie

Selonun rapport sur les conséquences économiques de la crise anglophone commis par leGroupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam), «le tissu économique des régionsdu nord-ouest et sud-ouest qui constituent près de20% de la populationcamerounaise s'effondre littéralement, tout au moins en ce qui concerne lesecteur formel, et les répercussions se font de plus en plus ressentir dans lereste du pays». Les chiffres évoqués par l'étude publiée en septembre2018sontalarmants.

«Selon les estimations sommaires réalisées, la crise a déj coûté2153192651 francs CFA de destructions de biens immobiliers, de matériels roulants et meubles. Lemanque gagner en termes de chiffres d'affaires est estimé 269056139065 francs CFA», indique le Gicam. Telque l'attestent l'enlèvement puis la libérationd'environ80élèves d'un collège local qui ont osé braver le boycott des écolesdécrété par les sécessionnistes, l'urgence de la situation dans cette partie dupays va bien au-del de l'aspect économique. Au demeurant, il n'est pas questionpour Paul Biya de céder face aux revendications de partition du pays.

Quidde la décentralisation'

«Un bon nombre de réponses ces préoccupations [des anglophones] et cesaspirations seront apportées dans le cadre de l'accélération du processus dedécentralisation en cours. Dans les meilleurs délais possible, des mesuresseront prises pour élargir le champ de compétences des collectivitésterritoriales afin de leur donner les moyens d'une plus grande autonomie [?]. Ilne fait l'ombre d'aucun doute que le destin de nos compatriotes du nord-ouest etdu sud-ouest s'inscrit......

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