Plaidoyer pour la démédicalisation des MGF : les sages-femmes invitées être en première ligne

Plaidoyer pour la démédicalisation des MGF : les sages-femmes invitées être en première ligne

Aps Le 2015-07-01  Source


Le secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfance,AdamaBayeRacineNdiaye, a invité mercredi les sages-femmes duSénégal, être en première ligne dans les actions de plaidoyer engagées en vue de ladémédicalisationdes mutilations génitales féminines (MGF).

‘'Vous devez également marquer de votreprésence la notification des cas d'excision pour améliorer le système decollecte des données sur cette pratique'', a-t-il notamment déclaré en ouvrant les travaux d'un atelier de plaidoyer pour ladémédicalisationet la notificationdesMGF.


A l'initiative de l'Association nationale des sages-femmes d'Etat duSénégal(ANSFES), en collaboration avec la Direction dela famille, cette rencontre donne l'occasion de mener des actions tous les niveaux pour que les sages-femmes soient l'avant-garde de la lutte contrelesMGF.



LeSGdu ministère de la Femme estime qu'ilconvient de lancer un appel aux acteurs de la santé s'impliquer davantagepour appuyer le processus d'accélération de l'abandon de l'excision. Il estime en effet que l'abandon total de la pratique de l'excision nécessite la mobilisationde toutes les forces vives de la nation, dont le personnel de santé.


Les prestataires deservices sont en contact quotidien avec les femmes et les filles exposées auxrisques de subir lesMGF, et doivent contribuer la sensibilisation de cesdernières sur les effets néfastes de cette pratique, aussi bien au plansanitaire quepsycho-social, a-t-il poursuivi.

Il a appelé développer des stratégies et initiatives en vue de renforcer les capacités des sages-femmes et du personnel de santé en général dans le domaine desMGFet en matière de plaidoyer.



Il est reconnu médicalement que lesMGFcausent des préjudices irréparables aux femmes, puisqu'elles peuvent entraîner la mort par hémorragie due des saignements abondants, par chocneurogéniquedû la douleur et au traumatisme, a pour sa part relevé la présidente del'ANSFES,MarièmeFall.

S'y ajoute selon elle d'autres effets négatifs, que sont la non-cicatrisation, la formation d'abcès, la formation excessive de tissus cicatriciels, l'infection des voies urinaires, lesnévromes, les douleurs lors des relations sexuelles, le risque accru de contracter leVIH/SIDA, l'hépatite et d'autres maladies transmises par voie sanguine, etc.

‘'Tous ces maux suffisent, nous sages femmes, pour porter le plaidoyer et lutter contre la non médicalisation des mutilations génitales féminines qui sont effectuées par des praticiens locaux, généralement des femmes qui héritent leur savoir-faire de la générationprécédente, mais aussi par des sages-femmes dans certains cas'', a-t-elle dit.


Elle a rappelé que la sage femme joue un rôleimportant dans la prévention de la mortalité maternelle et néonatale, maisaussi dans la promotion de la bonne santé des communautés. C'est pourquoi il est, dit-elle, capital de renforcer leur capacité, elles qui sont en contact direct ouindirect avec les populations.




‘'L'ANSFESest résolument engagée fairesienne cette lutte et porter haut le plaidoyer afin que la médicalisation de cettepratique ne passe pas pour, ainsi, permettre aux filles de grandir dans ladignité sans pour autant, une fois majeures, sentir un manque causé par lesMGF''a-t-elle promis.

LTF/ASG

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