POUR UNE UNIVERSITE DU FUTUR : Pr. Lamine Ndiaye trace la voie

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Afin de panser les maux de l’université sénégalaise, le professeur de sociologie et d’anthropologie, Lamine Ndiaye, vient de publier, aux éditions L’Harmattan, un livre intitulé »˜’Pour l’émergence d’une université performante au service du développement durable ».
 
 
 
»˜’Innover autrement. ». C’est ce que préconise le professeur titulaire de classe exceptionnelle de sociologie et d’anthropologie, Lamine Ndiaye, dans son tout nouvel ouvrage paru aux éditions L’Harmattan. Il est intitulé »˜’Pour l’émergence d’une université performante au service du développement durable ». Dans cet essai de 101 pages, le président du Réseau ouest-africain des collèges d’écoles doctorales (Reced) relève les différents problèmes de l’université sénégalaise et dégage de sérieuses pistes de réflexion pour y apporter des solutions pérennes.  
 
Quand il parle d’innovation, le professeur ne fait surtout pas référence à  la réinvention de la roue. Selon lui, il faut partir de l’existant, qui peut, quelquefois, être »˜’dépassé, inadapté ou orphelin », le contextualiser et l’adapter aux besoins fondamentaux du moment. Dans cette perspective, le Pr. Lamine Ndiaye suggère une innovation dans l’enseignement, la formation, la recherche et la communication. De même, il préconise une refondation positive du campus social, entre autres pistes.
 
Par rapport au premier point, le sociologue propose des changements radicaux dans le fonctionnement de certaines facultés, dont la Médecine, les Sciences et techniques, les Lettres et sciences humaines. »˜’La faculté de Médecine, écrit l’auteur à  la page 84, doit être un pôle d’enseignement, de formation et de recherches en biomédecine, orientée vers la nanoscience, en travaillant en équipe avec la faculté des Sciences et techniques et l’Ecole supérieure polytechnique ».
 
Ainsi, souligne-t-il, elle sera obligée »˜’de s’impliquer activement en direction de la médecine du futur, la nano-médecine, y compris les nano-médicaments, qui intervient dans des domaines aussi variés que le diagnostic, la thérapie, la médecine régénérative et les systèmes de capteurs, afin de venir au secours des patients et de prévenir certaines pathologies, en l’occurrence le cancer et les maladies cardiovasculaires qui font des ravages ».   
 
Concernant la FLSH, il estime qu’il faudra redéfinir ses programmes pour une ouverture à  d’autres débouchés comme ceux relatifs à  la culture et à  la communication. Essentielles pour le développement des pays africains, les sciences n’ont pas été en reste. »˜’Il appartiendra, dit-il, aux facultés et instituts des sciences de s’orienter vers le monde de l’intelligence. Ce qui oblige à  former dans des métiers qui, dans 30 ans, ne vont pas disparaitre. N’oublions surtout pas que l’Afrique doit apprendre à  avoir sa place par rapport à  la ‘guerre des intelligences’ qui s’impose et guidera nos humanités futures ».  
 
Par ailleurs, à  entendre le professeur, il faudrait repenser même les fondamentaux du système éducatif pour espérer atteindre les résultats escomptés. Il affirme : »˜’Nous devons comprendre que nous n’avons plus à  apprendre pour apprendre. Nous sommes dans l’ère de l’apprendre à  faire, de l’apprendre à  communiquer, de l’apprendre à  entreprendre. »
 
Dans cette optique, le sociologue propose quelques axes pour préparer les jeunes diplômés sénégalais. Il s’agit des programmes comme »˜’Education, ressources culturelles et intervention » ; »˜’Langues étrangères et dynamique des populations » ; »˜’Ressources humaines et communication des entreprises et des institutions », entre autres.
 
Dans un contexte o๠plusieurs enjeux se révèlent au cÅ“ur des politiques publiques, l’auteur estime que des universités comme l’Ucad doivent anticiper sur les métiers du futur, en ouvrant des instituts et des écoles de formation, notamment en Sciences agricoles et de l’Alimentation, en Mines et Géologie, en Architecture, Urbanisme et Aménagement du territoire, en Sciences de la terre, de l’Eau et de l’Environnement et enfin en Sciences halieutiques. 
 
MOR AMAR

 

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