Pourquoi sommes-nous plus souvent malades quand il fait froid ?

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En d’autres termes, comment se fait-il que nous soyons plus sujets aux maladies dès que commence à  s’installer l’automne et jusqu’à  l’arrivée du printemps ?

Les maladies typiquement hivernales, comme le rhume, la grippe ou l’angine pour ne citer qu’elles, ont été reléguées au second plan en 2020-2021 en raison de la pandémie de Covid-19. Le port du masque, le respect des gestes-barrières les ont tenues à  l’écart.

Mais l’hiver qui arrive devrait voir le retour des maladies de la sphère ORL. Et alors, pourquoi est-on plus susceptibles de tomber malades pendant ces quelques mois de l’année ?

Commençons par écarter les légendes à  base de «tu as surement pris froid», ou «tu vois, je t’avais bien dit de ne pas sortir avec les cheveux mouillés». Le froid n’est en aucun cas vecteur de transmission des virus, qui sont partout quelle que soit la saison.

l’inverse, dire que le froid tue les microbes n’a pas plus de valeur scientifique. Il faut des températures vraiment négatives pour les rendre plus inopérants.

Le froid n’est donc pas la cause de nos récurrences de nez qui coulent ou bouchés. Cependant, même indirectement, il joue son rôle. En effet, il peut favoriser leur pénétration dans les voies respiratoires car en France, l’air est le plus souvent sec, asséchant de fait la muqueuse.

Toutefois, il n’est pas possible de dédouaner complètement le froid. Indirectement, il facilite la pénétration des virus respiratoires dans nos organismes.

Mais ce n’est pas tout : dans le cas de froids très vifs, le corps va faire circuler le sang en priorité dans les organes vitaux. Les extrémités de nos corps, non concernées au premier plan, se refroidissant, et notre réponse immunitaire va donc s’en trouver diminuée et ainsi ouvrir plus grand la porte aux virus.

La transmission des virus en hiver tient aussi à  notre façon de vivre. L’été, nous sommes souvent à  l’extérieur, avec des distances sociales plus importantes. Pendant l’hiver, au contraire, les endroits dans lesquels nous nous trouvons sont clos et la promiscuité est la règle.

Et on le sait encore plus depuis la crise sanitaire liée au Covid, une forte concentration de personnes dans des pièces fermées, peu ou pas aérées fait considérablement grimper le risque de se trouver en présence de virus: d’autant plus quand une personne déjà  infectée s’y trouve.

Et les virus adorent les surfaces sur lesquelles elles se posent. Poignées de portes ou touches d’un téléphone utilisé par plusieurs personnes dans un bureau, et c’est la transmission assurée !

Un autre facteur peut aussi entrer en ligne de compte, et il s’agit du manque de vitamine D. En effet, une grande partie de la vitamine D essentielle à  notre métabolisme est synthétisée lorsque l’on s’expose aux rayons du soleil.

Dès lors, inutile de vous expliquer qu’il y a moins de soleil l’hiver.

Maintenant que vous savez tout, que faire pour éviter petits ou grands désagréments ? Se laver les mains, aérer au mieux les pièces de vie (de 10 à  15 minutes peuvent suffire pour tout un appartement ou maison, à  renouveler plusieurs fois dans la journée quand les lieux sont souvent occupées), et éviter autant que possible de se trouver en présence d’une personne malade cela va de soi.

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