[Profil] Commissaire Daouda Mbodj, l'anti-Cobra !

[Profil] Commissaire Daouda Mbodj, l'anti-Cobra !

Seneweb Le 2019-08-21  Source

Changer l'image écornée laissée par son prédécesseur Cobra. Telle est la mission assignée au nouveau commissaire des Parcelles Assainies, Daouda Mbodj. Du haut de ses 33 ans de service, il traîne la solide réputation d'être un "bon flic". Suivez notre regard…

L'héritage est lourd. Le contexte, lui, n'est guère propice. S'il lui était permis de choisir, le commissaire Daouda Mbodj aurait certainement préféré atterrir au commissariat des Parcelles assainies (Pa) dans d'autres circonstances. Installé ce mardi 20 Aout 2019 dans ses nouvelles fonctions aux PA, il hérite de ce poste dans une période trouble. Pour beaucoup, il s'agit d'un "good cop" (bon flic) coopté pour effacer la bévue d'un "bad cop" (mauvais flic).

Redorer le blason

En effet, il a la lourde tâche de déconstruire cette "mauvaise image" laissée en héritage par le tristement célèbre "Cobra", le Commissaire Bara Sankharé, qu'il remplace ce même poste. Ce dernier a été débarqué suite un abus de pouvoir exercé sur un pharmacien dans une officine sise la Patte d'Oie. La vidéo de cette altercation est très vite devenue virale, la matinée du 15 aout dernier. En l'espace de quelques heures, le puissant ex-commissaire des Parcelles assainies est rattrapé par la clameur populaire, englouti par le tsunami d'indignations qu'a charrié son acte. Sa tête ne résistera pas longtemps la pression de cette nouvelle société civile virtuelle des réseaux sociaux. De sorte qu'en fin de matinée d'assomption, le commissaire Sankharé est relevé de ses fonctions.

Adn de flic

Son remplaçant, le commissaire Daouda Mbodj, a la police dans son Adn. Non seulement pour le fils de flic qu'il est, mais aussi pour ses 33 ans de service "sans casserole" qu'il trimballe. Le "vieux" limier n'a pas usurpé la réputation de bon policier sur laquelle ses collaborateurs sont unanimes. Arrivé dans la police au bas de l'échelle en 1986 (comme gardien de la paix, équivalent d'agent de police), il aura trimé plus de 30 ans pour atteindre le sommet en septembre 2017 avec une première nomination au poste de commissaire de la Médina, après avoir réussi le concours (des commissaires, 42e promotion) en interne en 2016. De gardien de la paix de 1986 1992, Daouda Mbodj passe au grade d'inspecteur de police (1992-2005) puis officier de police (2005-2016) et en fin commissaire depuis 2016.

Pedigree honorable

Entre maintien d'ordre (4 ans au Gmi), enquêteur la Dic (2009-2013), états de service la Sureté urbaine (2 ans), au commissariat du 1er arrondissement de Thiès (2 ans), au commissariat central de Kaolack (4 ans et 6 mois) et chef de service Point E, Thiaroye et Wakhinane Nimzatt…, le commissaire Daouda Mbodj a blanchi sous le harnais. Une expérience qui force le respect. Et les bruits de couloirs sont plutôt flatteurs son égard. "Il est un excellent fonctionnaire capable de bien tenir le poste des Parcelles assainies", soufflent ses collaborateurs. C'est--dire : "très correct", aussi bien avec ses éléments qu'avec les citoyens. L'un de ses premiers chantiers dans sa nouvelle zone d'intervention sera sans doute, après la malheureuse affaire de la pharmacie Fadilou Mbacké, de réconcilier la police avec les populations.

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