Règne de la violence dans les stades : La psychose de la terreur

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On n’avait pas fini de se plaindre des scènes de violence qui ont fait capoter, dimanche dernier, le combat de lutte Siteu-Papa Sow à  l’Arène nationale, qu’hier, un autre événement dramatique au stade Ngalandou Diouf de Rufisque vient s’ajouter à  la série de violences qui gangrène le sport sénégalais.
En effet, un match de demi-finale du championnat populaire dit Navétanes, entre l’Asc Thiawlène et l’Asc Guiff, a viré au drame. Une bagarre entre supporters a mis fin à  la rencontre. Bilan : un mort, de nombreux blessés et le stade Ngalandou Diouf vandalisé.
Ce n’est certes pas un fait nouveau, mais cette atmosphère tendue qui règne dans les stades est en train de prendre le dessus sur le fair-play et la sportivité qui devaient être mis en bandoulière par tout sportif.
Aujourd’hui, la violence dans le milieu sportif est en train de prendre des proportions inquiétantes. Les enceintes sportives sont actuellement devenues une sorte de jungle ou tous les coups sont permis. Le manque d’éducation et l’indiscipline caractérisée dominent désormais la performance et la compétitivité et le règlement. Et c’est le sport qui en pâtit.   
Avant ces incidents de Rufisque qui ont causé mort d’homme et entraîné plusieurs blessés, des cas de violence similaires avaient poussé le préfet du département de Guédiawaye à  suspendre les Navétanes ainsi que celui de Dahra Djolof, entre autres localités.
Dimanche, à  l’Arène nationale, une bataille entre les batteurs du lutteur Siteu et le camp de Papa Sow avait causé la blessure à  la tête du dernier nommé.
Et ces scènes de violence se prolongent en dehors du stade avec des agressions et vols qui troublent la quiétude des populations.
Ces actes de banditisme ont fini d’installer la psychose chez les citoyens qui n’osent plus vaquer à  leurs occupations lors de certaines manifestations sportives. 

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