[RETRO] Macky Sall, deux ans avant sa réélection : « Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs »

[RETRO] Macky Sall, deux ans avant sa réélection : « Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs »

Seneweb Le 2019-10-22  Source
Le limogeage du Directeur des Sénégalais de l'extérieur, Sory Kaba, a suscité un tollé général, une vague d'indignations et une suspicion généralisée sur les intentions du président Macky Sall. Dans la classe politique notamment au sein de l'opposition et de la société civile, les condamnations fusent de partout suite aux déclarations du diplomate qui a affirmé, au cours d'une émission de radio, ce dimanche, que le président Macky Sall entame son dernier mandat, selon la constitution du Sénégal. En clair, qu'il n'avait pas droit un troisième mandat. Une position qui pourtant, ne contraste pas avec les propos du même Macky Sall sur la question en 2017, au lendemain du référendum de 2016 qui était censé régler la question de la limitation des mandats et leur durée.

« Le Sénégal est une démocratie qui fonctionne. En 2016 j'ai proposé au peuple sénégalais une révision constitutionnelle qui doit régler définitivement la question des mandats. Aucun président ne peut rester au pouvoir pour plus de deux mandats. C'est écrit noir sur blanc. Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs », martelait le président Macky Sall en 2016, dans une vidéo.

Il ajoute : « Mon premier mandat expire en 2019, selon la volonté de Dieu et la décision des Sénégalais. S'ils estiment que le travail que nous avons entamé est bien mené, que nous bénéficions de leur confiance, je vais renouveler ce mandat en 2019, et j'en aurais terminé. Je veux qu'on arrête cette polémique et qu'on se mette au travail », avait-il alors sommé les Sénégalais, notamment les intellectuels.

Si ces propos ne souffrent d'aucune ambigüité, en revanche, l'acte posé ce lundi par le chef de l'Etat consistant démettre Sory Kaba suite sa sortie sur la fin des mandats du président en exercice, ont fini de jeter la suspicion sur le président Sall lui-même. Fera-t-il un nouveau « wax waxete » l'image de son prédécesseur ? Rien n'est moins sûr.

Nous vous recommandons