Révélation du ministre ARONA COUMBA NDOFFENE DIOUF : « En 2007, j’ai décliné l’offre de Wade de remplacer Macky Sall au poste de Premier ministre »

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C’est une révélation de taille que le ministre-Conseiller spécial du chef de l’Etat, Arona Coumba Ndoffène Diouf, a faite, hier, à  travers l’entretien qu’il a accordé à  VOX POPULI, pour commenter notamment le retour annoncé du poste de Premier ministre. A l’en croire, il a décliné, en 2007, l’offre de Me Wade, qui l’avait saisi pour qu’il remplace Macky Sall, Premier ministre d’alors.  

Quel commentaire faites-vous de la décision du chef de l’Etat de restaurer le poste de Premier ministre ?


Le Sénégal a vécu, durant ces deux dernières années, la crise la plus vaste et la plus grande de son histoire, à  cause de la pandémie de Covid-19. Faisant face à  de nouveaux paradigmes économiques, sociaux, éducatifs et environnementaux, c’est tout à  fait normal de réorganiser l’appareil d’Etat devant une nouvelle réalité nationale et mondiale. Le retour du poste de Premier ministre est en parfaite synergie avec cette situation. Cela permettra au président de la République d’élargir son spectre d’actions par rapport aux demandes des populations. Ce poste ne sera pas facile avec la montagne d’urgences qui attend le prochain Premier ministre. Vous savez, en 2007, j’ai décliné l’offre du Président Abdoulaye Wade, de remplacer l’actuel Président Macky Sall, Premier ministre à  l’époque. A part les raisons d’ordre personnelles, la principale était simplement le fait que j’avais vécu très longtemps aux Etats-Unis et je méconnaissais les problèmes endogènes des Sénégalais. Aujourd’hui, c’est diffèrent. Car depuis mon retour en 2012, je suis employé de l’Exécutif dans le Cabinet du Président. Donc, une grande expérience accumulée des dossiers importants et stratégiques du pays.

Que vous inspire le refus d’Ousmane Sonko de signer la charte de la paix ?


Il en a plein droit en tant que citoyen. Maintenant, il appartient aux dépositaires de cette charte d’en tirer des enseignements. Voilà  une question de responsabilité o๠tout le monde devra faire face en temps opportun, aussi bien lui, les Sénégalais, que l’Etat. Du côté de l’Etat, je pense que tout a été déjà  dit. Qui vivra verra.

L’opposition accuse le régime d’être à  l’origine de la violence politique. Vous en dites quoi ?


Quelle que soit la cause ou la justification, nul ne devrait souffrir d’atteinte de violence physique ou morale. D’après mon analyse, la violence est en train de déserter l’arène politique pour aller s’installer au cÅ“ur de la société sénégalaise. On la voit partout maintenant. Aujourd’hui, elle est omniprésente, disséminée et polymorphe, car s’associant à  la délinquance et à  l’insécurité observées dans les familles, à  l’école, dans les rues et places publiques, dans les médias, au travail etc. Regardez autour de vous, tout le monde est responsable de cette situation. Face à  une telle situation, les leaders politiques sénégalais semblent perdre le pied et ne savent plus comment contribuer à  la réflexion politique positive au vrai sens du mot. Dans ce magma de partis politiques et de leaders «one-man-gangs», il est de la responsabilité de chacun, du pouvoir comme de l’opposition, de se poser la question suivante : De quel Sénégal devra hériter nos enfants et leurs enfants ? Il faut que l’opposition arrête cette propagande de la «culture de la peur», ça ne marchera pas dans ce pays o๠tous sont les descendants d’héros historiques.

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