Revendication de la plateforme DOYNA : Guy Marius Sagna arrêté devant les locaux de la gouvernance de Dakar

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Hier encore, l'activiste Guy Marius Sagna se faisait arrêter par la police. Il a passé « illégalement'' 8 heures, d'après un communiqué du Front multi-luttes Doy Na, au commissariat de police du Plateau.C'était au moment où Guy Marius Sagna, accompagné de six membres de collectifs membres de cette plateforme, devaient remettre au gouverneur et au préfet de Dakar des lettres de protestation sur des recrutements clientélistes et sur le chômage des jeunes. « La mobilisation de ces six collectifs a fait peur en haut lieu.

Nous, jeunes victimes du chômage endémique, du corona-népotisme dans les recrutements, avons décidé de riposter'', lit-on dans la note reçue à « EnQuête''.Les collectifs concernés sont ceux des ex-contractuels de la Senelec,des animateurs culturels,des enseignants des classes passerelles de Kédougou et de Tambacounda,des agents techniques des eaux et forêts,des préparateurs en pharmacie,des sortants de l'Inseps. Ces jeunes « refusent de prendre les routes de l'émigration irrégulière. Ils ont décidé de se battre. Et avec eux nous vaincrons'', déclare Doy Na.C'est pourquoi le front multi-luttes dénonce « énergiquement l'arrestation de Guy Marius Sagna. Cette arrestation pour juste le dépôt d'une lettre à la gouvernance et à la préfecture de Dakar, est la deuxième, après celle intervenue il n'y a guère longtemps, après le dépôt d'une lettre à la préfecture de Dakar''.Donc, ces attitudes ne sont guère nouvelles pour ces activistes.

« Ces attitudes liberticides de l'Etat sont à relier à un autre fait. Un sous-préfet du Sénégal a osé dire qu'il fallait une autorisation pour que Guy Marius Sagna vienne co-animer une conférence de presse dans la localité de Ngadiaga'', ajoute-t-on.C'est pour cela qu'il « interpelle l'opinion publique nationale, africaine et internationale devant ce qui apparaît comme une dictature rampante dont l'objectif est de museler les travailleurs, les paysans, les étudiants… qui se battent contre les spoliations foncières, l'accaparement des forages des paysans, la marginalisation des étudiants, la non-orientation des bacheliers, la violation des droits des travailleurs, l'absence d'infrastructures''.

…Très déterminés dans leur lutte, ces jeunes préviennent: « L'intimidation ne passera pas. Si l'Etat du Sénégal ne veut pas de nos luttes, qu'il recrute les ex-contractuels de la Senelec, les animateurs culturels, lesenseignants des classes passerelles de Kédougou et de Tambacounda, les préparateurs en pharmacie, les agents techniques des eaux et forêts, les sortants de l'Inseps''. Ainsi, ils invitent tous les chômeurs du Sénégal ainsi que toutes les victimes de recrutements clientélistes à se joindre à eux. Ce qui permettrait de « bâtir un rapport de force'' qui leur permettra de gagner.Optimistes quant à la suite de cet appel, ils annoncent que « la lutte va s'intensifier dans les jours à venir''.

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