SAINT-LOUIS - DEMANTELEMENT D'UNE BANDE DE TRAFIQUANTS DE MIGRANTS : La police intercepte 29 candidats la migration

SAINT-LOUIS - DEMANTELEMENT D'UNE BANDE DE TRAFIQUANTS DE MIGRANTS : La police intercepte 29 candidats la migration

Enqueteplus Le 2020-07-05  Source

Une embarcation destination de l'Europe a été interceptée, dans la nuit du 29 au 30 juin, Saint-Louis. Les 29 candidats l'émigration clandestine et 3 trafiquants ont été appréhendés. Le cerveau de la bande a pris la fuite.

A Saint-Louis, dans la nuit du 29 au 30 juin dernier, vers les coups de 2 h du matin, les agents du commissariat de l'île ont, lors d'une patrouille, constaté la présence suspecte de deux individus bord d'une petite pirogue Guet-Ndar, un jet de pierre de l'école Cheikh Touré. Quand ils se sont rapprochés pour en savoir davantage, une troisième personne est venue les rejoindre. Selon nos informations, la nervosité des individus trouvés sur place a poussé les hommes en tenue les embarquer pour les cuisiner sur les raisons de leur présence sur les lieux en plein couvre-feu. Arrivés au commissariat de l'île, les hommes de la commissaire Mame Diarra Faye les ont réunis pour les confronter.

Ainsi, déroulant des techniques particulières d'enquête policière, les limiers ont compris que les trois s'activent dans une affaire d'émigration irrégulière. Les enquêteurs ont appris que la pirogue, amarrée l où le trio a été appréhendé, était destinée convoyer des candidats l'émigration parqués Pikine (quartier de Saint-Louis). Elle devait servir les amener en haute mer, en quelques rotations. D'après nos informations, le propriétaire de l'embarcation n'était pas sur les lieux. Quand il a eu vent des arrestations, il a pris la tangente. Considérer comme le cerveau de ce trafic, il est activement recherché.

Les investigations menées tambour battant par les enquêteurs du commissariat de l'île, avec le soutien des hommes du commissaire Bécaye Diarra, le boss du commissariat central de Saint-Louis, ont permis de savoir qu'il y avait 29 ex-futurs émigrants venus de plusieurs localités du pays: Rufisque, Touba, Bambilor, Kébémer, Tivaouane et Mbour. Ils attendaient, quelque part, de pouvoir embarquer pour l'Occident. La grande embarcation les attendait en haute mer.

Au total, 32 personnes ont été interpellées et gardées vue pour les besoins de l'enquête. Mais l'on nous signale que seuls 3 prévenus vont être déférés demain au parquet pour émigration clandestine. Les 29 candidats, considérés comme des victimes, ont été libérés, hier tard dans la nuit. Ceci s'explique par le fait que, selon nos sources, la loi 2005-06 stipule que: "Celui qui organise un voyage clandestin par terre, mer ou air, qui amène des migrants, celui-l peut être poursuivi et il encourt une peine de 5 ans de prison. Toute personne majeure qui accepte de voyager clandestinement en connaissance de cause, encoure les mêmes peines que les organisateurs.''

Toutefois, expliquent nos sources, il y a une convention internationale qui soutient que les migrants sont des victimes; il faut être indulgent envers eux.

Pour rappel, au mois de juillet 2018, une affaire similaire avait été gérée par les hommes du commissaire Diarra. A l'époque, elle concernait 4 trafiquants de migrants. L aussi, les 26 candidats étaient venus de divers horizons. A l'époque, toutes les 30 personnes avaient été remises entre les mains du procureur. Car, en 2018, la requête de la convention internationale était encore l'étude.

CHEIKH THIAM

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