SEYDI GASSAMA POUR LA REVISION DU PROCES DE KARIM WADE
La polémique née de la sortie du ministère des Affaire étrangères et des sénégalais de l'extérieur pour démentir le supposé engagement pris par l'Etat du Sénégal pour la «réhabilitation» et la «réparation» du «préjudice» subi par le fils de l'ancien chef de l'Etat, Karim Wade, continue d'enfler.

Après ses tweetts, le «Droit de l'hommiste», non moins Directeur exécutif d'Amnesty international Sénégal, s'est épanché sur ladite question hier, dimanche 20 octobre, lors de l'émission "Jury du dimanche", de la radio i-radio. Au cours de l'émission, Seydi Gassama a sans ambiguïté estimé que l'Etat du Sénégal doit aller dans le sens des recommandations du Comité des Nations-Unies des droits de l'homme, concernant l'affaire Karim Wade. Pour lui, «il faut mettre en oeuvre la décision du comité des droits de l'homme, savoir réviser le procès de Karim Wade». Pour cause, M. Gassama pense que l'Etat du Sénégal subit trop de revers au niveau des instances extérieures. Il laisse entendre que «les désaveux sont nombreux.

Les désaveux d'une Cour de Justice aux décisions contraignantes, qu'on n'applique pas! Et ensuite le groupe de travail (?) qui dit que la détention est arbitraire, on ne répare pas! Ensuite c'est le comité des droits de l'Homme. Mais c'est quand même trop pour l'Etat du Sénégal». Autant de choses qui le confortent dans sa position, notamment la réouverture du procès du fils de Wade. Ne s'en limitant pas l, Seydi Gassama n'a pas manqué de déplorer le communiqué du ministère des Affaires étrangères qui avait pris le contre-pied de Moustapha Ka, Directeur des droits de l'Homme. A cet effet, le directeur exécutif d'Amnesty international Sénégal se dit surpris par cette démarche. Il a ainsi déploré les voix discordantes sur les engagements de l'Etat au comité des droits de l'Homme de l'Onu. Il n'a pas manqué de fustiger les possibles sanctions contre les représentants de l'Etat sénégalais cette 127ème session du Comité des droits de l'homme des Nations unies en vue de présenter son cinquième rapport périodique du Sénégal sur la mise en oeuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Sur les ondes de la radio i-radio, il déclare désavouer «entièrement ces sanctions. J'estime que, aussi bien que le juge Moustapha Ka que je connais, depuis maintenant une vingtaine d'années, qui a passé de longues années la direction des affaires criminelles et de grâce, donc, c'est l'un des juristes qui connait le mieux les questions liées aux droits de l'Homme, les questions liées aux organisations internationales».

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