Souarou Sène, SG Saems : « Ce qui était retenu est de fermer dans n'importe quelle école s'il n'y a pas le nécessaire »

Souarou Sène, SG Saems : « Ce qui était retenu est de fermer dans n'importe quelle école s'il n'y a pas le nécessaire »

Leral Le 2020-06-02  Source

Saourou Sène, secrétaire général du syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire, co-débatteur du sujet « Ecole sénégalaise et Covid 19 » dans l'émission « Débat du Week-end » de Leral TV a félicité le corps médical, tout en réclamant de la discipline aux Sénégalais pour combattre le virus. Le syndicaliste a constaté l'existence de poches de résistance dans certaines zones ou marchés. Certains sénégalais, se plaint-il, n'ont pas encore pris conscience de la gravité de la maladie.

Le secrétaire général du syndicat des enseignants du moyen et secondaire, Saourou Sène, a relevé sur le plateau de Leral TV l'existence d'une contradiction dans la décision de rouvrir les écoles. D'après le syndicaliste, cette décision prise va impacter de manière drastique le secteur de l'éducation. Dès le début de la pandémie, le Président ayant ses informations lui, constate-t-il, avait pris la décision de fermer les écoles.

« Macky Sall a la prérogative de demander la réouverture des classes. N'empêche, nous avions proposé, travers une réunion de concertation avec différents ministères, concernés par l'éducation, un certain nombre de conditions pour la réouverture des classes. Tout ce qu'il y a dans le protocole, dont l'obligation de disposer de thermoflashs, la désinfection des écoles etc, nous estimons que tout cela, nécessite des déplacements pour vérifier la situation dans différents établissements scolaires », a averti le secrétaire général du syndicat des enseignants du moyen et secondaire, Saourou Sène.

Revenant sur les difficultés ou l'accès l'internet dans le milieu rural, le syndicalise estime que la télé ne peut enseigner personne. Les cours qui sont en train d'être déroulés dans certaines télés ne peuvent pas capter l'attention de l'élève. Et, dans certaines zones, il n'y a pas de connexion, ni de télé. Et, ceux-l, constitue un effectif considérable dans le système. « Le covid ne permet pas tout le confort attendu. Il faut juste sauver ce qui est possible. Il faut tout un matériel pour démarrer. Ce qui est retenu est de fermer dans n'importe quelle école s'il n'y a pas le nécessaire. Nos membres ont été avertis pour prendre leurs responsabilités », retient-il.

Souarou Sène a déploré les conditions de convoyage des enseignants, devant retourner leurs postes. Pour le syndicaliste, prendre plus de 1500 enseignants, leur demander de se présenter 15 heures Liberté 5 a été mal réfléchie. « L'alerte a été faite. Puisqu'on savait qu'il y aurait des rassemblements et une impossibilité de respecter la distanciation. Il y a des disfonctionnements notoires. Certaines autorités administratives disent même, n'être pas informées de l'arrivée des enseignants. Des difficultés de convoiement d'enseignants sont connues. Alors que des dispositions devaient être prises et l'information donnée plus tôt pour éviter des ratages », a conclu le syndicaliste.

Nous vous recommandons