Syndicalistes et étudiants à  la recherche d’une solution

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Le Sénégal est très loin des normes de l’organisation mondiale de la santé (OMS) dans la question des ratios pour ce qui concerne les spécialistes de santé. Dans plusieurs domaines de la médecine, les spécialistes ne dépassent pas la cinquantaine voire la quinzaine pour une prise en charge correcte des populations.

Et les branches comme la cardiologie, la neurologie, la rhumatologie, la chirurgie demeurent entre autres le parent pauvre de la spécialisation. C’est ainsi que sur moins de deux mille médecins répertoriés dans l’annuaire de l’ordre des médecins du Sénégal, un peu plus de mille sont concentrés dans cinq régions à  savoir Dakar, Diourbel, Louga, Saint-Louis et Thiès pour le compte du public.

Dans les régions les plus reculés du Sénégal, notamment Tambacounda, Kédougou, Sedhiou, Kolda, Matam entre autres, le travail des spécialistes est délégué à  les prestataires de soins ou les techniciens qui tentent d’offrir des soins appropriés aux habitants. Malgré, les renforcements de capacités dans plusieurs branches de la médecine, ces dernières demeurent limitées face à  certaines pathologies o๠dépassées lors des évacuations d’urgence.

Pour le Sames, il est temps de mettre le focus sur les bourses de spécialisation afin de donner plus de chance à  des généralistes, de devenir des médecins spécialistes dans un des domaines de la médecine.

Pour certains spécialistes, le plateau sanitaire ne joue pas en faveur de certaines régions pour l’affectation des médecins spécialistes. Une situation qui amène certains d’entre-deux à  quitter le navire de la fonction publique pour aller travailler dans le privé ou pour le compte des organisations professionnelles. «Le Sénégal octroie des bourses de spécialisation pour des médecins.

Cependant, après la fin de leur formation, certains refusent d’aller servir dans les régions et se retrouvent dans le privé. Un véritable gâchis pour l’Etat qui finance la formation. C’est pourquoi, un changement de paradigme a été opéré dans la sélection des candidats avec des garanties qui donne à  l’Etat du Sénégal que ces derniers ne pourront servir que l’Etat pendant une période», a renseigné des acteurs de la santé.

Et de poursuivre : «le ministre de la santé est aujourd’hui formel, la priorité est aux régions dépourvues de spécialistes et les médecins en fin de formation doivent impérativement rejoindre les postes d’affectation».

Pour le Sames, il en existe entre 2500 et 3000 médecins identifiés au niveau de l’Ordre. Toutefois, le Sénégal compte 1000 docteurs, pour 16 millions d’habitants.

DENISE Zarour MEDANG

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