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TikTok, devenu le nouveau Google de la jeune génération, accroit le risque de désinformation

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Alors que TikTok est de plus en plus utilisé par la jeune génération comme moteur de recherche, une nouvelle étude de la start-up américaine NewsGuard, spécialisée dans les fake news, révèle que 20% du contenu disponible sur le réseau social TikTok est de la désinformation.

TikTok est au départ un réseau social. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, de plus en plus de jeunes – ils représentent le cÅ“ur de cible de l’application – l’utilisent comme moteur de recherche. Les questions et les réponses peuvent parfois être anodines, mais peuvent aussi revêtir un caractère dangereux.

Prenons par exemple le sujet de l’hydroxychloroquine. Dans une vidéo supprimée depuis, l’utilisatrice Eyeland.goddess, qui se présente elle-même comme une «coach en bien-être métaphysique», explique à  quel point ce médicament «peut tout guérir», et notamment le Covid-19. Or, un large panel de médecins dément catégoriquement les effets de l’hydroxychloroquine contre le virus.

20% de fakes news
Des vidéos de TikTokeurs qui promeuvent l’utilisation de ce médicament, normalement employé pour lutter contre le paludisme et en rhumatologie, il y en a des centaines sur le réseau social. Ce qui a poussé la start-up américaine NewsGuard, fondée en 2018 dans le contexte de l’explosion du flux de fake news partagées sur les réseaux sociaux au moment de l’élection présidentielle américaine de 2016, à  mener une enquête sur la désinformation sur TikTok.

Et les résultats sont alarmants. Près de 20% des vidéos proposées par l’application lorsque l’on recherche des sujets précis à  l’aide de la barre de recherche, tels que sur la guerre en Ukraine, les tueries dans les écoles américaines, l’avortement ou encore sur le vaccin contre le Covid-19, contiennent de la désinformation. Les utilisateurs du réseau social sont constamment nourris d’informations fausses ou trompeuses. Par exemple, si une personne décide de chercher des informations sur le changement climatique sur TikTok, parmi les premières vidéos suggérées, on retrouvera des titres évocateurs tels que: «Le changement climatique n’existe pas» ou «le changement climatique démystifié».

TikTok, le nouveau Google de la Gen Z
«La toxicité de TikTok est devenue une menace importante, car de nouvelles recherches menées par Google suggèrent que TikTok est de plus en plus utilisé par les jeunes comme un moteur de recherche, puisqu’ils se tournent vers la plateforme de partage de vidéos, plutôt que vers Google, pour trouver des informations», indique NewsGuard.

Interrogé par la start-up américaine à  l’origine de l’étude, le porte-parole de TikTok assure que «les règles communautaires de TikTok indiquent clairement que nous n’autorisons pas la désinformation dangereuse, notamment la désinformation médicale, et que ces contenus seront retirés de la plateforme». Et d’ajouter que le réseau social s’est associé à  des services de fact-checking indépendants qui l’aident à  évaluer l’exactitude du contenu proposé sur TikTok. Pourtant, sur les 102 millions de vidéos qui ont été supprimées par l’application durant le premier trimestre 2022 parce qu’elles violaient les règles, seul 1% l’a été pour non-respect aux règles «d’intégrité et d’authenticité», ce qui inclut la désinformation.

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