Traque des insulteurs du Net: un chef religieux tombe à Rufisque
Un chef religieux demeurant à Rufisque a été arrêté et placés sous mandat de dépôt le 15 octobre, par le Doyen des juges d'instruction du tribunal de Grande instance de Dakar.

Selon Libération qui donne l'information, il s'en prenait avec des termes orduriers qui dépassent l'entendement, contre une confrérie très respectée du Sénégal. Tout est parti, lorsque le parquet a été saisi de l'existence d'un enregistrement audio dont l'auteur profère des propos injurieux contre le fondateur d'une confrérie très respectée au Sénégal et sa descendance. C'était le 6 octobre 2018.

Immédiatement, le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye ouvre une enquête et confie le dossier à la Division des investigations criminelles (Dic). Les experts de la cybercriminalité avaient été mis à contribution pour l'authentification de l'enregistrement audio incriminé. Ils découvrent ainsi qu'il a partagé à travers un groupe WhatsApp dénommé Khadara Khaly S'du nom du chef religieux.

Il s'en est suivi des investigations qui ont permis d'identifier le mis en cause qui sera cueilli à Rufisque, plus précisément au quartier Santhiaba Ndiobène. Interrogé sous le régime de la garde-à-vue, le chef religieux a reconnu être l'auteur de l'enregistrement, tout en précisant qu'il l'a fait le jour de la « Tamkharite » dans son salon en présence de quatre ou cinq personnes. Mais les enquêteurs ont établi qu'il s'adressait à ses disciples dans une manifestation religieuse.

S'agissant du groupe WhatsApp, il affirme l'avoir créé pour permettre à ses talibés (disciples) repartis à travers le monde, de suivre le prêche.

Au terme de sa garde-à-vue, il a été présenté au procureur de la République. Lequel a saisi le Doyen des juges d'instruction pour l'ouverture d'une information judiciaire. D'après le journal, le chef religieux a été placé inculpé et placé sous mandat pour injures publiques envers un groupe de personnes, à une religion déterminée dans le but de d'inciter à la haine entre citoyens, injures par le biais d'un système informatique contre des personnes appartenant à une religion et troubles à l'ordre public.
Ainsi, il rejoint en prison Papa Mamadou Seck et Amadou Moustapha Diakhaté poursuivie pour les faits similaires.

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