Un entrepreneur pris à  la gorge par la flambée des prix demande aux patrons leurs factures qu’il renverra à .l’Elysée

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Au bord du gouffre, le directeur d’une entreprise de chaudronnerie/tôlerie à  taille humaine située au cÅ“ur de la Bourgogne, a monté un collectif pour faire pression sur le gouvernement.

Au bord du gouffre, le directeur d’une entreprise de chaudronnerie/tôlerie à  taille humaine située au cÅ“ur de la Bourgogne, a monté un collectif pour faire pression sur le gouvernement.

Il dirige depuis 2009 une chaudronnerie/tôlerie à  taille humaine, comme il l’explique sur sa page Facebook, o๠il en dit plus sur ses intentions : «COMME VOUS, la charge la plus importante de mon activité est et restera l’énergie. Nos machines sont nos outils de travail. Elles ne fonctionnent que si elles sont alimentées. COMME VOUS, mon entreprise subit, impuissante, la hausse du prix de l’électricité. Que faire ? Répercuter la hausse sur nos prix de vente et perdre des clients ? Réduire notre consommation, donc arrêter des machines, donc réduire les commandes, donc réduire l’équipe ? Aujourd’hui, je lance un COUP DE GUEULE NATIONAL : J’ouvre une collecte de factures d’énergie regroupées dans un imposant colis à  destination de . l’Elysée !«, écrit le patron de cette PME.

Le chef d’entreprise emploi environ 401 salariés dans sa société »˜L’Atelier des trois mondes’. «Je vous invite à  rejoindre le collectif #industriesoushautetension en envoyant votre/vos facture(s) à  #INDUSTRIESOUSHAUTETENSION »“ C/O ATELIER DES TROIS MONDES »“ Avenue Pierre Nugues »“ 71100 Chalon-sur-Saôneet en transférant ce post sur vos réseau sociaux en ajoutant #industriesoushautetension dans votre texte. Ensembles, nous sommes forts. Bruyants, nous seront entendus. Nombreux, nous seront écoutés !», écrit Arnaud Lhermite qui se dit étouffé par la hausse des factures.

«Selon nos extrapolations, ma facture d’électricité va être multipliée par six cette année, de 26.000 euros en 2022 à  151.000 cette année. Et c’est en arrêtant les machines les plus énergivores et en travaillant la nuit quand l’électricité est moins chère», explique-t-il à  l’AFP. «Ce n’est pas viable. S’ils ne font rien, je ferme ma boîte ! J’ai une perte de 27.000 euros dès le mois de janvier alors que l’entreprise réalise normalement un bénéfice d’environ 40.000 euros par an, pour un chiffre d’affaires annuel de 800.000 euros».

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