Visas: l'Afrique en marche (ou pas) vers la libre circulation des populations ?

Les mésaventures liées aux déplacements sur le continent ne seront-elles bientôt qu'un lointain souvenir? Le sujet, d'ampleur, était en tout cas en bonne place sur la liste des préoccupations de la Conférence économique africaine (CEA) qui s'est tenue du3au5décembre. À Kigali, les universitaires, représentants gouvernementaux et membres de hautes institutions se sont donc penchés sur «l'intégration régionale et continentale au service du développement de l'Afrique». Le thème de cette 13e édition est un des piliers de développement établis par l'Union africaine (UA) et la Banque africaine de développement (BAD).

Car les atouts économiques conséquents d'une plus grande circulation intracontinentale sont nombreux. Elle permet, par exemple, de combler un déficit de compétences sur le marché du travail d'un pays, de renforcer la compétitivité ou encore d'ouvrir de nouvelles perspectives pour le tourisme et les investissements intra-africains. Des axes de développement qui pourraient toucher, si l'intégration régionale se concrétise, près d'un milliard de personnes.

La libre circulation plus facile qu'avant

Pour y parvenir, les pays africains sont appelés reconsidérer leurs pratiques en termes de circulation. Ces procédés ont été étudiés la loupe par les auteurs de «l'indice d'ouverture sur les visas» rendu public par la BAD lors de cette conférence. Le rapport examine ainsi les documents exigés par un Etat africain aux citoyens d'un autre pays, par exemple l'éventualité qu'un visiteur puisse séjourner sur le territoire sans visa en l'obtenant son arrivée ou avant son voyage. Et les résultats sont encourageants.

Les données répertoriées montrent qu'en moyenne les pays sont de plus en plus ouverts les uns aux autres. Les20premiers pays du classement établi par la BAD - aucun n'est issu d'Afrique centrale - ont tous amélioré leur moyenne, ce qui traduit une politique plus libérale en matière de visas. Et la stratégie est payante: d'après l'indice, tous les pays du top20 sont des Etats où progressent le tourisme, le PIB et les investissements.

Au total, dans ce classement,37pays ont ouvert leurs conditions pour l'obtention d'un visa, six les ont maintenues et onze les ont restreintes. Pour la BAD, le constat est globalement prometteur. L'institution affirme ainsi que «la libéralisation des politiques de visa doit se poursuivre» pour que le développement d'infrastructures et d'investissements puisse s'intensifier et se poursuivre en Afrique. Ses préconisations: la généralisation du passeport africain, l'exemption de visas pour les pays d'un même bloc régional et une plus grande distribution de visas l'arrivée, notamment.


Le Bénin en tête

Mais la plus belle progression en matière de libéralisation du fameux sésame......

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