« Lâchez-moi » : Bilal Hassani répond aux attaques sur ses tweets polémiques

« Lâchez-moi » : Bilal Hassani répond aux attaques sur ses tweets polémiques

Closermag Le 2019-02-04  Source

Depuis qu'il a été sélectionné pour représenter la France à l'Eurovision 2019, Bilal Hassani croule sous les insultes. L'icône queer de la nouvelle génération est en effet la cible de nombreuses attaques et a même décidé de porter plainte. C'en est trop pour le chanteur de 19 ans. "Lâchez-moi, laissez-moi tranquille, laissez-moi vivre s'il vous plaît. Je suis un être humain comme un autre, et, eux, me prennent pour un objet... leur puching ball. Laissez-moi profiter d'un moment magique, je réalise le plus beau rêve de ma vie à l'Eurovision cette année. Laissez-moi juste un peu tranquille. Rien qu'un peu", lâche-t-il, s'adressant directement à ses "haters" dans un entretien accordé au Parisien dimanche 3 février.

Sous le feu des projecteurs depuis quelques jours, Bilal Hassani ne reçoit pas seulement des insultes homophobes et racistes. Ce dernier, qui doit se rendre à Tel Aviv le 18 mai prochain pour le concours de l'Eurovision, est aussi cible de nombreuses menaces suite à la diffusion d'anciens messages postés sur son compte Twitter. Dans ceux-ci, il accuse Israël de "crime contre l'humanité" et soutient ouvertement l'humoriste Dieudonné.

"Je ne connaissais pas leur existence"

Après s'être expliqué dans une vidéo postée sur Twitter, il affirme une fois encore qu'à l'époque, ses centres d'intérêt étaient "Beyoncé et Lady Gaga", et qu'il n'est pas l'auteur de ces messages. "Je ne connaissais pas leur existence. Je ne considère pas qu'Israël soit responsable de crime contre l'humanité, ce n'est pas du tout mon opinion. Je suis tellement heureux d'y partir pour l'Eurovision. Quant à Dieudonné, je ne sais même pas qui il est. J'ai 19 ans, ce n'est pas du tout ma génération", se défend-il.

"On essaye de faire croire que je suis pro attentat"

Les réseaux sociaux de Bilal Hassani ont été scrutés à la loupe par certaines personnes voulant "le voir tomber", dit-il. Ainsi, une vidéo datant de cet été, et dans laquelle ont peut l'entendre chanter "attentats par ci, attentats par là", vient de refaire surface. Celle-ci a immédiatement fait polémique. Il est alors revenu sur l'origine de cette vidéo : "un type dans la rue hyper content a été filmé après la victoire de la France. Il sautait de joie était soulagé pour le pays après les épreuves que nous avons traversés en 2015. Il a dit tout en dansant : la France a beaucoup souffert, attentats par ci, attentats par là".

Cette vidéo, devenue virale, l'a inspiré et il a décidé d'en faire une avec ses amis. Selon lui, toutes les raisons sont bonnes pour le voir évincé du concours de chant. "Il n'y a rien de malveillant. On sort la vidéo de son contexte pour essayer de faire croire que je suis pro attentat", dit-il.

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