7E EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DES TEXTILES EXTRAORDINAIRES : Dakar accueille l’évènement

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Culture

 

Le Festival international des textiles extraordinaires aura lieu du 23 au 28 novembre 2021, au musée des Civilisations noires du Sénégal, sous la thématique »˜’Love, etc. ». En conférence de presse hier, les organisateurs ont exposé la portée et l’intérêt de ce festival.

 

La 7e édition du Festival international des textiles extraordinaires (Fite) se tiendra au Sénégal. Placée sous la thématique »˜’Love, etc. » (L’amour, etc.), cette présente édition aura lieu du 23 au 28 novembre 2021, au musée des Civilisations noires (MCN/Sénégal).

Face à  la presse, hier, à  l’auditorium du MCN, le directeur de cette institution, Hamady Bocoum, le conservateur du musée Théodore Monod, Dr. El Hadj Malick Ndiaye, co-commissaire du Fite, Christine Athenor et, par visioconférence, la directrice du musée Bargoin, Christine Buyotte abordaient les aspects conceptuels et organisationnels de cette édition 2021.

Rappelant l’importance de ce festival, Mme Athenor souligne la diversité culturelle, à  travers le textile, que célèbre ce festival. »˜’Il s’agit d’un festival qui se travaille et travaille autour et à  l’intérieur du textile, du point de vue identitaire, artistique, historique, patrimonial. Tout ce que le textile peut raconter de notre humanité. Une humanité commune qui nous rassemble ».

A l’occasion du festival, des expositions itinérantes représenteront la diversité culturelle et de la créativité textile des cinq continents. Et pour le continent africain, c’est le Sénégal qui a été choisi. Selon M. Bocoum, »˜’le costume, l’habit et la parure sont les plus grands marqueurs des identités culturelles. Donc, le textile est un très bon instrument de dialogue des cultures ».

En partenariat avec les musées des Civilisations noires et du Bargoin, »˜’le musée Théodore Monod sera dans ce festival et la manière dont nous contribuons est le dialogue patrimoine-création, faire revivre l’histoire à  travers la lucarne, le viseur de la créativité de nos artistes contemporains», a fait savoir le Dr El Hadj Malick Ndiaye.

De plus, ajoute-t-il, »˜’le festival sera ouvert à  tout le monde : couturiers, tailleurs, artisans qui Å“uvrent dans ce sens et tout ce qui peut agrémenter le festival. Ces différentes et multiples manifestations du textile seront mises à  l’honneur ».

Selon les organisateurs, par cette expérience »˜’extraordinaire », l’exposition fait la promotion de la diversité des regards et sensibilise sur l’importance de la préservation de savoir-faire des textiles rares. Ces Å“uvres protéiformes (vidéos, photographies, installations.) illustrent ainsi une certaine vision de l’amour (le thème de cette édition), pour en bâtir plusieurs définitions : l’amour comme principe d’union universelle, l’amour de soi, l’amour comme lien passionnel ou encore l’amour de la planète.

Le festival risque de se tenir en période de pandémie, si la Covid-19 persiste. Mais, indique Hamady Bocoum, même si cette crise sanitaire continue, il est prévu d’adapter les expositions et les activités en fonction du danger et de la situation. »˜’Nous allons prendre toutes les dispositions nécessaires », a-t-il annoncé.

Comme pour les éditions précédentes, le festival se développe sur deux ans, avec sa tenue en France, à  Clermont-Ferrand, les années paires et dans un pays partenaire l’année suivante. C’est donc au Sénégal que »˜’Love, etc. » s’exportera en novembre 2021.

HAMADY BOCOUM MCN

»˜’Abdoul Aziz Mbaye a toujours été un ministre attentif, courtois. »

Le directeur du musée des Civilisations noires, Hamady Bocoum, a rendu hommage à  l’ancien ministre de la Culture, Abdoul Aziz Mbaye, décédé avant-hier mercredi des suites d’une maladie. »˜’Abdoul Aziz Mbaye a toujours été un ministre attentif, courtois, naturellement capable de décider quand il le faut, et il a été toujours à  l’écoute de ses collaborateurs. J’avais l’immense honneur de travailler avec lui, quand il a été ministre de la Culture », a dit M. Bocoum.

»˜’Il avait beaucoup à  nous apporter, notamment au niveau du mémorial et de la fondation de Gorée », regrette-t-il. C’est pourquoi il considère que « »c’est une immense perte pour le Sénégal, pour l’Afrique et pour l’humanité. Abdou Aziz Mbaye était un citoyen du monde ; il pensait toujours global. Nous avons perdu un grand acteur culturel, un grand panafricain, mais aussi un intellectuel de très haut niveau. Je souhaite que la terre lui soit légère. Je présente mes condoléances, bien évidemment à  sa famille, mais aussi à  Monsieur le Président de République qui l’avait mis à  la tête de ce ministère de la Culture ».

MOUSTAPHA GUEYE (STAGIAIRE)

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