FESPACO 2019 : La touche "Passerelles des arts'' bien appréciée

Mercredi, un cocktail a été organisé la Maison de la culture Douta Seck, en l'honneur des lauréates de la 50e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. La cérémonie a été rehaussée par la présence des membres de l'association Passerelle des arts.

Elles étaient 135 personnes "représenter'' le Sénégal au Burkina Faso, lors du cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). C'est une première et cela a été possible grâce la participation des membres de l'association Passerelle des arts. Pour la première fois au Fespaco, tous les maillons de la chaine cinématographique ont été représentés. Des cinéastes en compétition ou invités aux techniciens en passant par les comédiens. "Nous avons initié la caravane Dakar-Fespaco, suite une remarque de la comédienne et réalisatrice ivoirienne Akissi Delta qui nous dit que les acteurs et actrices sénégalais étaient absents du Fespaco'', a dit la présidente de Passerelle des arts, la comédienne Yacine Sané.

C'est ainsi qu'est née la caravane qu'ils ont initiée et qui a remarquablement bien représenté le Sénégal cette biennale du 7e art. C'est pourquoi Yacine Sané a exhorté, mercredi soir la Maison de la culture Douta Seck, lors du "Sargal des lauréates du Fespaco'', l'Etat du Sénégal continuer de les soutenir afin qu'ils puissent pérenniser cette belle initiative. Cette association a permis de représenter "qualitativement et quantitativement'' le Sénégal.

Ceux qui disaient, parce qu'il n'y avait pas de longs métrages fiction, que le Sénégal était absent, se sont rendu compte du contraire. Sur les six films en compétition, deux ont remporté eux seuls quatre prix. Elles sont des dames, jeunes, dynamiques et belles. Angèle Assie Diabang a reçu le prix de laMeilleure réalisatrice Cedeao et le Poulain de bronze de la catégorie court-métrage fiction, pour son film "Un air de kora''. Khadidiatou Sow, qui a eu le prix majeur en ce qui concerne le Sénégal, est détentrice du Poulain d'argent de la fiction court-métrage fiction et du prix l'Ue/Acp pour la diffusion, grâce "Une place dans l'avion''.

Il y a de quoi rendre fier tout un pays. "Vous vous êtes distinguées, lors de la 26e édition du Fespaco marquant son cinquantenaire, en remportant quatre remarquables distinctions. Je ne vous cache pas ma satisfaction de constater la qualité des prix obtenus et la forte mobilisation des professionnels et de l'audiovisuel (?). Au nom du président de la République et du gouvernement, je souhaite vous dire la joie et la fierté de la nation sénégalaise. Vous faites pleinement honneur notre pays. Vous nous avez rendu fiers Ouagadougou'', leur a d'ailleurs dit le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly venu les célébrer. Il y a de quoi pour les gouvernants d'être satisfait, car ils ont pensé doter le Fonds de promotion de l'industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) de deux milliards. Les deux films primés ont tous été soutenus par le Fopica.

Angèle Diabang a, d'ailleurs, tenu remercier les autorités pour ça. "Ce film a été entièrement financé par le Fopica. Quand je suis allée voir les Français pour financer mon film, ils m'ont demandé d'enlever le voile de la fille. J'ai préféré garder le voile et me tourner vers d'autres'', a-t-elle indiqué. Heureusement qu'ici on lui a tendu la main. Et si certains pensent que ce que donne le Fopica est dérisoire, cela peut au moins assurer une certaine liberté au cinéaste. Encore que d'aucuns comme Dr Massamba Guèye sont d'avis que le cinéma ne se fait pas avec beaucoup d'argent, mais avec du génie. Les jeunes réalisateurs sénégalais sont doués de créativité. Même si c'est Khadidiatou Sow et Angèle qui ont été primées, les autres n'ont pas démérité.

Katy Léna Ndiaye, Lobé Ndiaye et Mor Talla Kandji ont dignement représenté le Sénégal d'une brillante manière. Abdou Latif Coulibaly les a d'ailleurs encouragés et a félicité le producteur de Khadiatou Sow, Oumar Sall, patron de Cinekap, et le directeur de la Cinématographie Hugues Diaz. Il faut rappeler qu'Oumar Sall est également le producteur de "Tey'' et de "Félicité'', tous deux réalisés par Alain Gomis. Tous les deux ont été sacrés Etalon d'or de Yennenga, respectivement en 2013 et en 2017.

Aux deux lauréates, en sus des enveloppes qui accompagnent leurs prix, elles ont reçu de la part du ministère de la Culture chacune un million de francs Cfa.

BIGUE BOB

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