BID: un changement de modèle économique suggéré face aux défis du futur
Diamniadio, 9 déc (APS) - Le président de la Banque islamique de développement (BID), Dr Bandar Hajjar, a invité, lundi, Diamniadio, les Etats membres de cette banque adapter un nouvel modèle économique en vue de relever les défis du futur.
?'Nos Etats membres sont confrontés des défis immenses et nous ne pouvons pas relever ces défis en faisant les choses de la façon dont nous les avons faites jusqu'ici.Il nous faut sortir des sentiers battus et penser différemment.Il faut adapter notre modèle économique pour relever le défi de l'avenir'', a-t-il dit.
Le président de la BID s'exprimait au Centre international de conférences Abdou DIOUF (CICAD) de Diamniadio lors d'une rencontre dénommée ?'Transformers Summit'', organisée par la BID autour du thème ?'Bâtir des villes africaines inclusives, sûres et résilientes''.
Le Dr Bandar Hajjar prône un ?'nouvel modèle économique'', expliquant que ?'si on continue faire les choses de la même façon, il n'y aura pas de réalisations''.
?'Pendant 45 ans, nous avons fait la même chose et nos Etats membres ont fait la même chose. C'est vrai, nous avons réalisé un peu de progrès importants au cours des 45 années d'existence de la banque dans les projets et programmes, mais nous ne voulons pas quelques réalisations [?]'', a déclaré le président de la BID.
Il a souligné que la Banque souhaite ?'faire des avancées majeures par le biais de changements de paradigmes parce que le monde entame la quatrième révolution industrielle''.
Selon lui, c'est pour cette raison que ?'la BID met l'accent sur quatre piliers, science, technologie, innovation et finance islamique''.
Il souligne que l'institution bancaire a identifié cinq secteurs dans ses Etats membres.
?'Cela veut dire que si nous réussissons mobiliser 1 milliard de dollars et que l'on investit dans cinq industries, nous pourrons créer 10 millions d'emplois dans nos 57 Etats membres chaque année. Mais pour ce faire, il faut beaucoup d'efforts de la part de la banque islamique ainsi que de la part de nos Etats membres pour voir comment travailler avec le secteur privé afin de combler le gap de 1000 milliards de dollars'', a poursuivi Dr Bandar Hajjar.

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