DIOURBEL »“ CONSEIL DES MINISTRES DECENTRALISE : Le niveau d’exécution financier des engagements pris est de 69 %

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Economie

 

Le niveau d’exécution financière des engagements pris, lors du Conseil des ministres délocalisé de juillet 2012, s’élève à  143 198 141 503 F CFA, soit un taux d’investissement financier de 69 %.  Le taux d’exécution physique est de 83,05 %, soit une évolution de plus de 10 points, comparé à  2019. Sur les 59 engagements qui ont été pris en 2012, 30 ont été réalisés, 19 engagements sont en cours de réalisation et 10 ne connaissent pas un début d’exécution.

 

Le 26 juillet 2012, la salle de conférences de la gouvernance de Diourbel abritait le Conseil des ministres délocalisé. A l’issue de cette réunion, un engagement d’investir 209 milliards F CFA dans la région a été pris par le chef de l’état. Huit années se sont écoulées, depuis la tenue de cette rencontre.

Hier, il s’est agi, lors de la conférence territoriale régionale annuelle, de faire l’évaluation de tous les programmes et projets d’investissement exécutés ou bien en cours d’exécution dans la région. Ainsi, le rapport présenté lors du comité régional de développement consacré à  la conférence territoriale, fait ressortir la réalisation, en 2020, de 30 engagements sur les 59 qui ont été pris en 2012, lors du Conseil des ministres.

A ce jour, 19 engagements sont en cours de réalisation. Le total cumulé est de 49 projets ; ce qui correspond à  un taux d’exécution physique de 83,05 %, soit une évolution de plus de 10 points, comparé à  2019, o๠seuls 26 des engagements avaient été réalisés, 17 étaient en cours de réalisation. En 2019, le total des engagements était de 43 sur les 59 de l’année 2012, soit un taux d’exécution physique de 73 %. Avec un montant initial de 209 milliards F CFA, le niveau d’exécution financière des engagements s’élève à  143 198 503 F CFA, soit un taux d’investissement financier de 69 %.   Cependant, renseignent les rédacteurs du rapport,  »il faut signaler que le volume global des investissements ne reflète pas la réalité, du fait de la non-disponibilité de données financières pour bon nombre de projets ».

S’agissant des investissements hors engagements qui sont à  l’arrêt, le département de Bambey reste le parent pauvre, parce que plus de la moitié des projets qui n’ont pas encore démarré se trouve dans ce département avec un volume d’investissement de 52 %. Concernant les fermes horticoles, 10 n’ont pas démarré. Il s’agit de trois dans le département de Diourbel, cinq dans le département de Bambey et un dans celui de Mbacké. Ils n’ont pas démarré à  cause des lenteurs administratives et des procédures de passation des marchés. L’entretien des pistes de production Lagnar »“ Wakhaldiam – Thiakhar et de Lagnar »“ Thiakhar – Keur Dame »“ Sokano, dans le département de Bambey, tarde à  se faire.

Pour ce qui est des investissements en cours hors engagements, l’évaluation renseigne que le niveau d’exécution des projets en cours de réalisation est de 77 %. Ce qui représente 57 % du volume global des investissements.  Dans ce volet, les départements de Bambey et de Mbacké absorbent respectivement 90 % et 72 % des montants injectés dans la région (hors engagements) alors que le département de Diourbel enregistre un niveau d’exécution de 100 %. Les secteurs d’activité o๠les investissements sont les plus importants, sont la santé avec plus 30 % des montants investis, les infrastructures 16 %, la protection sociale 14 %, l’énergie (11 %), entre autres. Dans ces engagements, les collectivités territoriales du département de Diourbel ont contribué au moins à  hauteur de 2 219 922 717 F CFA, soit 58 % du volume global, celles de Mbacké et Bambey respectivement 968 398 613 F CFA et 619 232 783 F CFA.  

Globalement, les investissements des CT sont plus importants dans l’axe 2 du PSE, soit au moins 2 532 873 144 F CFA (66,7 % des investissements), suivi de l’axe 1 avec 33,4 %. La faiblesse des investissements dans l’axe 3 pourrait s’expliquer par l’absence de compétences transférées aux collectivités territoriales. A peu près les trois-quarts (78 %) des investissements des ONG et autres partenaires sont concentrés dans le département de Mbacké. Cela s’explique par l’existence d’un projet dans le secteur de l’environnement de 3 milliards, qui a tardé à  démarrer à  cause de la Covid-19. Ensuite, pour les secteurs de la santé, de la nutrition et de la protection sociale, les investissements sont aussi signifiants et s’élèvent de 19 % à  15 % du montant global investi et, enfin, des montants négligeables pour les autres secteurs.

Impact socio-économique des investissements

L’impact social des investissements montre que la couverture sanitaire est assez correcte, avec l’augmentation des structures sanitaires. Il y a la construction de nouveaux postes de santé au niveau des quatre districts sanitaires que sont Diourbel, Mbacké, Touba Mosquée et Bambey. Il y a aussi le relèvement du plateau technique de l’hôpital régional Heinrich Là¼bke et l’hôpital de niveau 3 d’un coà»t de 34 milliards. Ce qui a permis de prendre en charge certaines maladies. C’est ainsi que la proportion d’accouchements assistés par du personnel qualifié est passée de 81 % en 2018, à  84 % en 2019 et la proportion d’enfants malnutris guéris entre 2017 et 2019 a fortement régressé. Elle est passée de 97,13 % à  87,9 %.

Afin d’améliorer le secteur de la protection sociale, il a été recommandé l’amélioration du mode de paiement des bourses de sécurité familiale, en privilégiant les cash transfert, la diligence dans le paiement des arriérés dus à  la Couverture maladie universelle,  le renforcement de la sensibilisation pour améliorer le taux de pénétration des mutuelles de santé, la construction  des centres de promotion, de réinsertion sociale dans les départements de Bambey, Diourbel et Mbacké, mais aussi et surtout la diligence de la  délivrance des cartes d’égalité des chances en instance.

Pour le secteur de la santé, la conférence recommande de faire du poste de santé de Taà¯f un centre de santé et relever le plateau technique du centre de santé de Mbacké et la construction d’un hôpital de niveau 1 à  Bambey.

Pour le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle, il urge de construire des centres de formation professionnelle à  Ndoulo et à  Taif et des lycées de proximité dans les chefs-lieux de commune qui n’en disposent pas.

Pour le secteur des infrastructures et des transports, le rapport recommande le bitumage des axes Taà¯f »“ Sadio – Guerlé, Darou Khaffor »“ Nghaye – Touba Fall – Missirah, la route régionale 6 – Kael, Kael »“ Touba Mboul et la route Touba – Khairé et la construction des gares routières de Taif, Sadio et Missirah.

Pour le secteur de l’énergie, les rédacteurs veulent que tous les gros villages soient électrifiés et que les chantiers qui sont à  l’arrêt soient relancés. Ils ont aussi demandé la mise en Å“uvre d’un plan de sécurisation des installations électriques au niveau des marchés.

Pour le secteur de l’environnement et du développement durable, la conférence recommande de doter les services des eaux et forêts de moyens roulants, notamment des camions-citernes pour la prise en charge des feux de brousse, d’ériger les divisions régionales de l’environnement et des établissements classés en direction pour un meilleur accompagnement des collectivités territoriales dans la prise en charge de cette compétence transférée.

Pour le secteur de l’élevage, il est conseillé de procéder au recensement du cheptel pour améliorer la mise en Å“uvre des campagnes de vaccination, de construire des postes vétérinaires et des parcs de vaccination dans les chefs-lieux d’arrondissement qui n’en disposent pas, ainsi qu’un abattoir  moderne à  Mbacké et réhabiliter les abattoirs existants.

Pour le volet sécurité, il est demandé aux autorités de diligenter la construction du camp du groupement opérationnel des GMI de Diourbel.   

Boucar Aliou Diallo

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