Halcyon veut devenir «l'Amazon du caoutchouc»

Halcyon va-t-il devenir l'Amazon du caoutchouç C'est en tout cas ce qu'annonce son PDG, Robert Meyer. Le groupe, singapourien, mais propriété plus de 50% de Sinochem, le géant public chinois de la chimie, est devenu en moins de dix ans un poids lourd du caoutchouc. Un grand du négoce, depuis qu'il a racheté les principaux négociants européens, mais aussi un grand producteur puisqu'il a multiplié les rachats de plantations d'hévéas et d'usines de séchage du caoutchouc, de l'Indonésie la Côte-d'Ivoire.

Rentabilité d'Halcyon en péril

La stratégie est bien connue de la part d'un groupe dominé par une entité publique chinoise: sécuriser l'approvisionnement de l' «Empire du Milieu» en matières premières. Et ici alimenter les usines chinoises de pneus. Mais cette stratégie a ses limites : la rentabilité d'Halcyon est en péril. Le groupe sino-singapourien a beaucoup investi, or il est confronté des prix durablement bas, 150 dollars le kilo de caoutchouc, 40% de moins qu'en janvier 2017.

Les stocks chinois fausseraient la vision du marché

D'où l'idée d'Halcyon de contourner les marchés traditionnels. Le marché terme de Singapour, la référence mondiale pour le caoutchouc, ne reflète pas selon lui le dynamisme de la demande des fabricants de pneus. Les prix seraient artificiellement écrasés par les stocks chinois de caoutchouc. Or une grande partie de ces stocks n'est même pas utilisable dans les usines de pneus, rappelle le PDG, ce n'est pas la bonne......

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