LA NOUVELLE ROUTE DE L'ACIER ET DE L'ALUMINIUM : Atépa promet une multiplication par 10 du Pib sénégalais

Le projet "La nouvelle route de l'acier et de l'aluminium'', lancé hier par le groupe Atépa, va "multiplier par 10'' le produit intérieur brut (Pib) du Sénégal. L'annonce a été faite par son président-directeur général, l'architecte Pierre Goudiaby, lors de la cérémonie de lancement.

Lancé hier par son promoteur, le projet "La nouvelle route de l'acier et de l'aluminium'' du groupe Atépa comporte les volets tels que la sidérurgie, l'énergie, l'environnement, les infrastructures et la formation. D'une envergure sous-régionale, il cible sept pays. Il s'agit de la Guinée-Bissau, de la Guinée, de la Sierra Leone, du Mali, de la Mauritanie, du Liberia et du Sénégal, en se fondant sur le recensement des potentialités et infrastructures dans ces pays. "Le projet va multiplier par 10 le produit intérieur brut (Pib) du Sénégal qui est de 1 800 dollars et nous allons passer 18 000 dollars. Une fois que nous avons le Pib multiplié par 10, le nombre d'emplois disponible est pratiquement multiplié par 10. Donc, les jeunes sont au coeur du dispositif où il y a la formation'', affirme son initiateur Pierre Goudiaby Atépa. Il s'exprimait hier, lors de la cérémonie de lancement.

Aujourd'hui, l'architecte estime que l'enjeu, par rapport la jeunesse sénégalaise, c'est de penser comment la préparer cette révolution économique, technologique et sociale. "Pour régler la question de l'emploi, il faut mettre en place des dispositifs pour augmenter la richesse. Ne croyez pas que je vends de l'utopie'', dit-il.

Le Pdg du groupe Atépa rappelle que la sous-région regorge de ressources naturelles qu'il convient, maintenant que le Sénégal a le gaz et le pétrole, de transformer sur place. "Dans un rayon de 960 km de Dakar, il y a plus de 29 milliards de tonnes de minerais de fer qu'avec le gaz que nous avons, nous pouvons transformer au moins 22 milliards de cette quantité. Une fois qu'on transforme ces 22 milliards de tonnes de minerais, on a au moins 11 milliards de tonnes de fer. Ce qui représente plus 7 000 milliards de dollars. Ce qui veut dire la fin de la pauvreté dans notre sous-région. Il est temps que le privé africain comprenne qu'il doit prendre les initiatives'', dit-il.

Au fait, selon Atépa, souvent, les gens disent que l'Etat "ne fait rien''. Or, il n'y a pas que l'Etat dans la nation. Il y a également le secteur privé qui doit jouer sa partition. "Nous avions pris une initiative laquelle nous convions le privé national et sous-régional. Pour la première phase, nous allons d'abord assoir une société d'études, avec un capital d'un milliard que nous porterons 3 milliards de dollars pour des études de faisabilité. Dans ce sens, l'Inde est déj prête nous accompagner dans cette étude de faisabilité. Si on nous écoute, le cours de l'acier et du fer dépendra d'ici. C'est nous de mener cette bataille. Nous déclarons fermement que nous allons prendre la nouvelle route de l'acier et de l'aluminium'', soutient l'architecte.

"La valeur ajoutée manufacturière qui va faire la différence''

Pour sa part, le président du Conseil national des employeurs du Sénégal (Cnes) Mansour Kama, reconnait que l'industrialisation est la voie obligée pour développer l'Afrique, la transformation des économies et de manière structurelle. "Les grands projets structurants, ceux de développement, partent d'une complicité entre l'Etat et son secteur privé, pour ensuite s'ouvrir aux étrangers. L'argent n'est pas le problème. Le souci, c'est que voulons-nous faire, comment, avec quî Une fois qu'on a répondu ces questions, l'argent qui circule dans le monde ne cherche qu' se loger quelque part. D'autant plus que les ressources naturelles sont des garanties très sûres'', fait-il savoir.

D'après M. Kama, c'est la valeur ajoutée manufacturière qui va faire la différence. "Le minerai brut ne comptera si on sait le transformer en portières de voiture, en fer béton pour la construction, en brosses dents, en lunettes. Et le Sénégal, comme les autres pays de la sous-région, a cela sa portée. Donc, nous devons nous asseoir avec les autorités pour bâtir cette complicité'', affirme-t-il.

Le leader du parti Pastef, lui, pense que ce qui manque au privé national et africain, c'est le patriotisme économique. "Pour construire l'Afrique, le Sénégal, nous avons besoin de décomplexer les gens. Nous avons toutes les aptitudes, les qualités et compétences pour faire autant, sinon mieux que les autres. Mais nous sommes encore dans cette mentalité du dominé, ce complexe de penser que seuls les Européens, les Américains ou les Asiatiques peuvent faire mieux et plus. Nous avons besoin d'une élite décomplexée aussi bien dans le public que dans le privé, et même dans la société civile, pour porter cette nouvelle dynamique'', défend Ousmane Sonko. Et pour lui, Pierre Goudiaby Atépa est "un exemple'' dans le secteur privé. Il prend des initiatives. "Nous avons des minerais extraordinaires. Mais on n'y a absolument rien. Parce que ces minerais sont pompés de notre sous-sol, sans payer de taxes, ni créer d'emplois particuliers. Le Sénégal n'y gagne absolument rien. Elles sont exportées sans transformation ici dans notre pays'', regrette l'ancien candidat la présidentielle.

Ainsi, pour une bonne mise en oeuvre du projet, Ousmane Sonko souligne qu'on ne doit pas être dans des considérations politiciennes. "Quand des Sénégalais ont des idées, des initiatives de financer eux-mêmes, d'étudier et de proposer des projets, quand c'est bon, il faut que tout le monde les porte. Que ce soit acteurs politiques, du pouvoir comme de l'opposition, société civile, etc. Parce que si cela marche, ce sera pour le Sénégal. On ne peut pas faire ce genre de projet sans l'Etat. On ne parle pas de président de la République, ni de politique, mais plutôt de l'Etat'', poursuit-il. Qui rappelle-t-il, est impersonnel, transcende la personne du président de la République. "Le vice-président sierra-léonais donner son accord. Il était en Guinée-Bissau et Conakry où il a eu des accords. A fortiori son Etat d'origine qu'est le Sénégal. On ne doit pas être dans des considérations politiciennes mais, pour une fois, mettre en avant l'intérêt supérieur de la nation'', défend Ousmane Sonko.

MARIAMA DIEME

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