Logements sociaux

Le pôle de Daga-Kholpa, situé dans le département de Rufisque (banlieue de Dakar), va accueillir 60 % du programme des 100 000 logements sociaux, annonce l'Agence de presse sénégalaise le directeur de la Promotion de l'habitat social, Mounirou Ly. "C'est un pôle intéressant par rapport l'attractivité territoriale.

Les 40 % restants seront construits l'intérieur du pays, en relation avec les municipalités", explique M. Ly, invité de la rédaction de l'APS. Selon lui, le site choisi est cheval sur deux régions administratives, Dakar et Thiès, deux communes (Yenne et Diass) mais également deux départements (Rufisque et Mbour). Il est situé au carrefour d'échange entre le nouvel aéroport de Diass, Diamniadio et les ports de Ndayanne et de Bargny avec une ouverture sur la Petite Côte, dit-il. A Daga-Kholpa, fait-il savoir, 1 200 hectares seront aménagés et mis la disposition des promoteurs publics (Sicap, SN/HLM) comme privés. "C'est un début, mais cela ne va pas régler tout de suite la question du logement qui est une question dynamique avec l'augmentation de la population. Mais il faut faire en sorte que les populations puissent compter sur l'Etat", a insisté M. Ly.

...Le directeur de la Promotion de l'habitat social souligne la nécessité de prendre en charge tous les citoyens sénégalais qui ont des activités, mais également ceux qui ne sont pas toujours salariés. C'est pourquoi, explique Mounirou Ly, au niveau de la loi d'orientation sur le secteur, il a été créé le Fonds sur l'habitat social alimenté par la taxe sur le ciment, hauteur de 2 000 F sur la tonne. "Déj, le programme dispose de 15 milliards de francs CFA qui vont servir de garantie pour ces Sénégalais du secteur informel qui ont des revenus'', ajoute-t-il. Avant de préciser que le programme des 100 mille logements n'est pas une commande publique où l'Etat met son argent pour construire des logements. Mais l'Etat s'appuie sur les leviers de la fiscalité, du financement et du foncier pour faciliter l'acquisition des logements.

...Sur la structuration des prix, il soutient que le foncier et l'aménagement occupent 23 % du prix du logement. Un pourcentage pris en charge par l'Etat, en plus d'allégements ou des exonérations fiscales pour les promoteurs, de sorte d'arriver 40 % du prix du logement.

"C'est pourquoi, sur l'assiette foncière octroyée, les promoteurs ont l'obligation de consacrer 50 % aux logements sociaux, 15 % pour les Sénégalais de la diaspora et le reste est laissé leur appréciation'', a-t-il fait savoir. Cette "participation" de l'Etat amène les promoteurs pouvoir "vendre des logements clés en main entre 10 et 12 millions payés entre 15 et 20 ans, sans caution, ni aucun apport personnel'', dit M. Ly. En attente du Conseil présidentiel pour validation des propositions, le programme lancé avec l'ouverture de la plateforme d'inscription en ligne, a largement dépassé la barre des 200 000 en moins d'un mois, selon M. Ly.

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