Plaidoyer pour une exploitation rationnelle des ressources halieutiques

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Economie

Mbour, 5 jan (APS) – Le coordinateur interne et chargé du suivi-évaluation à la Direction des Pêches Maritimes (DPM) au ministère des Pêches et de l’Economie maritime, Sidya Diouf, plaide pour une exploitation rationnelle des resssources halieutiques.
 
’’Nous demeurons convaincus que pour permettre aux générations futures de pouvoir disposer des ressources halieutiques comme nous les avons héritées de nos parents, il faut travailler sans relâche à mettre les conditions nécessaires pour une exploitation rationnelle ’’, a notamment dit M. Diouf.
 
Il présidait mardi, à Mbour (ouest), le démarrage des travaux de l’atelier de planification stratégique de la Plateforme nationale des acteurs non-étatiques de la pêche et de l’aquaculture (PANEPAS), qui est une déclinaison de la Plateforme régionale des acteurs non-étatiques de la pêche et de l’aquaculture (PANEPAO-WANSAFA).
 
Selon Sidya Diouf, l’importance économique et sociale du secteur et son potentiel de croissance justifient l’’’attention particulière’’ que le président Macky Sall accorde à la pêche, lui conférant ainsi une ‘’place privilégiée’’ dans le Plan Sénégal émergent (PSE), référentiel unique des politiques de développement.
 
C’est à ce titre, d’après lui, que la pêche est inscrite parmi les moteurs de croissance sectorielle de l’Axe I du PSE qui lui assigne un ‘’rôle central’’ dans le renforcement de la sécurité alimentaire ainsi que la création de richesses et d’emplois.
 
’’Des pas importants ont été franchis avec, notamment la promulgation de la loi portant code de la pêche en janvier 2015, la validation technique de la Lettre de politique sectorielle et développement de l’aquaculture, et la mise sur pied de cadres de concertations entre autres. Ces actions contribueront à coup sûr à l’amélioration de la gouvernance du secteur de la pêche’’, a-t-il dit.
 
La promotion d’une ’’gouvernance légitime, efficace et démocratique’’, la création d’’’une communauté de pêche responsable, plurielle et solidaire’’, au sein de laquelle le système de gouvernance occuperait ‘’une place essentielle et primordiale’’, constituent ‘’un pilier essentiel’’ dans la politique des pêches définies par les autorités, a souligné Sidya Diouf.
 
Le défi est ambitieux car le secteur de la pêche et particulièrement celui de la pêche artisanale est très dynamique, a indiqué M. Diouf. 
 
Il soutient toutefois que l’atteinte de ces objectifs passe par l’’’implication active et constructive’’ d’acteurs capables, non seulement, d’apporter ‘’une réflexion innovante’’ sur la gouvernance des pêches, mais également d’’’avancer des propositions, socialement et politiquement viables’’, pour permettre la sortie de l’impasse. 
 
De l’avis de Diouf, la mobilisation des acteurs de la pêche et de l’aquaculture doit se faire autour d’’’une vision claire’’ de gouvernance participative et inclusive qu’il convient de mener avec méthode, organisation et compétence pour répondre à une ’’forte exigence’’ des acteurs. 
 
’’Ce lien de confiance se bâtit, en priorité, sur la concertation, la confiance et le respect mutuel’’, a rappelé Sidya Diouf.
 
ADE/OID
 

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