Avec ExoMars 2020, l'ESA est dans « une course contre la montre »

À seulement huit mois de son lancement, la mission ExoMars n'est pas prête : les parachutesde l'atterrisseur ne sont pas au point. La NASA et le JPL prêtent main-forte l'ESA pour résoudre cet épineux problème et procéder la validation des systèmes dans les temps.Le moindre faux pas pourrait faire reculer ExoMars d'encore deux ans.

Cet été, l'Agence spatiale européenne (ESA) procédait unenouvelle série de tests sur les parachutes dont la mission est de ralentir la descente de la plateforme Kazachok et du roverRosalind Franklin, afin qu'ils se posent en douceur sur Mars... contrairement Schiaparelli (mission ExoMars 2016) qui s'était écrasé au sol plus de 300 km/h.

L'enjeu étaitimportant puisque les précédents testss'étaient soldés par deséchecs :« Bien que les mécanismes de déploiement se soient correctement activés et que la séquence ait été entièrement réalisée, les deux voilures des parachutes principaux ont été endommagées », rappelait l'Agence spatiale européenne.

Hélas, en août, François Spoto, chef du projet ExoMars, était contraint de reconnaître que « les adaptations et précautions introduites la suite des anomalies du dernier testn'ont pas aidé réussir le second test ».La fenêtre de lancement étant ouverte du 26 juillet au 11 août 2020, l'ESA n'avait« évidemment plus de marge pour un autre échec ».

Le temps presse. Une réunion avec des scientifiques de la NASA était prévue en septembre afin de trouver une solution le plus rapidement possible. Qu'en est-il aujourd'hui seulement huit mois de la date de lancement ? Des pistessont évoquées, mais le gros du travail reste faire.

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