Caméras dans les abattoirs : coup d'envoi d'une expérimentation de deux ans

Installer des caméras dans les abattoirs afin de lutter contre la maltraitance animale. L'idée n'est pas nouvelle, mais elle pourrait dorénavant prendre corps grâce une expérimentation de deux ans (destinée aux seuls établissements volontaires). La CNIL a même donné son feu vert, en dépit des risques de « flicage » des salariés.

Alors que la proposition de loi «Falorni» (qui n'est jamais allée au bout de la navette parlementaire) prévoyait l'installation systématique de caméras dans tous les lieux «d'abattage et de mise mort des animaux », la nouvelle majorité a préféré commencer par une simple expérimentation.

La loi du 30 octobre 2018 (dite «Egalim») autorise en effet les abattoirs, «sur la base du volontariat», déployer des dispositifs de «contrôle par vidéo des postes de saignée et de mise mort». Objectif:«évaluer l'efficacité des protocoles et l'application de la réglementation du bien-être animal».

Les modalités de mise en oeuvre de cette expérimentation de deux ans viennent d'ailleurs d'être précisées par un décret, paru au Journal officiel le 28 avril dernier.

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