Karoutchi redépose sa proposition de loi couplant vidéosurveillance et reconnaissance faciale

Le sénateurRoger Karoutchi (LR) a déposé une proposition de loi visant à autoriser la reconnaissance faciale dans les enquêtes terroristes. «Et si la reconnaissance faciale était un moyen supplémentaire d'éviter les attentats'» s'interroge-t-il faussement.

Pour aiguiser la lutte contre le terrorisme et assurer sa prévention, l'élu veut permettre le couplage du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) et du fichier des personnes recherchées (FPR). Tel est l'objet de sa proposition de loi. Les données glanées serviraient à constituer «une base de données fiable, qui sera ensuite reliée à un système de vidéoprotection» (nom donné à la vidéosurveillance dans le domaine public).

En clair, l'idée est d'associer les données nominatives des «fichés S» aux clichés anthropométriques du FAED prévus à l'alinéa6 de l'article4 du décret du 8avril1987 (vues de face, de profil, etc.). Dernière étape: le système procèderait à une comparaison en temps réel de ces informations avec les images captées par les caméras de surveillance placées dans la rue.

Par cet écrémage, les services du renseignement sauraient théoriquement tout de ces personnes soupçonnées d'être à l'origine de menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l'Etat, du moins lorsqu'elles se déplacent sous l'oeil d'une caméra installée dans la rue.

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