La Hadopi s'inquiète (encore) du piratage par IPTV

Selon une étude Ifop commandée par la Hadopi, un quart des internautes consomment des programmes TV en direct de manière illicite. L'autorité s'attend ce que l'IPTV, encore résiduelle, s'étende voire «cannibalise» l'offre licite.

En septembre 2017, Next Inpact révélait la note confidentielle de la Hadopi. Adressée aux sociétés de gestion collective, elle se concentrait sur les box dites Kodi. Des boitiers, enrichis d'add-ons, qui permettent de profiter sans bourse déliée, quantité de chaînes normalement payantes.

« Le modèle économique des chaines payantes de cinéma ou de sports, de même que celui des offres de vidéo la demande, sont gravement menacés », alertait l'autorité indépendante.

Celle-ci était même en position PLS la découverte d'offres prêtes pirater : « certains modèles (?) peine plus grands qu'un Post-It [qui] disposent de ports USB, de lecteurs de cartes mémoire, de prises audio/vidéo, d'une connexion réseau et d'une antenne Wi-Fi intégrée. En sortie, un port vidéo HDMI permet l'affichage des contenus sur un écran externe, en haute (voire très haute) définition ». Des versions « fully loaded », préchargées de plusieurs add-ons, vendues quelques d'euros sur les plateformes d'e-commerce.

Pour nourrir sa mission d'observation des usages, la Hadopi s'était également appuyée sur un arrêt rendu par la CJUE. Dans l'affaire Filmspeler, la cour a estimé que ce boitier chargé d'add-ons dédié au piratage des contenus, réalisait un « acte de communication au public ». Et donc qu'une action en contrefaçon pouvait s'envisager auprès des juridictions internes.

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