Les premières briques du cybercampus attendu pour fin 2020

Hier à Paris, à l'occasion d'une matinée spéciale, Michel Van Den Berghe, président directeur général d'Orange Cyber Défense a présenté les grandes lignes du futur « CyberCamus », en présence du directeur de l'ANSSI et du secrétaire d'Etat au Numérique.

Le 16 juillet dernier, Edouard Philippe confiait à Michel Van Den Bergh une mission de préfiguration du cybercampus. Ce hub, expliquait l'ANSSI « visera à renforcer les synergies entre acteurs publics, privés et académiques, au travers de leur rassemblement au sein d'un même lieu de dimension nationale, attractif, connecté aux développements en Régions et visibles en Europe et à l'international ».

Jeudi, à Paris, un point d'étape et une série d'ateliers réunissant plusieurs acteurs du secteur ont permis de préciser les attentes et poser les premières fondations. Le lieu sera avant tout un point de rencontre entre les industriels de la cybersécurité, des startups aux grands noms ou aux entités étatiques. Elle servira aussi à nourrir la recherche, avec Inria possiblement aux premières loges.

« Les entreprises qui souffrent d'attaques sont souvent démunies, elles cherchent à savoir vers qui se retourner ». Toutes ne sont évidemment pas opérateurs d'importance vitale ou opérateurs de services essentiels et l'ANSSI ne peut jouer les pompiers pour la terre entière. « Quand l'agence ne peut intervenir, c'est un peu la panique à bord ».

L'idée d'avoir un endroit où se retrouveraient les experts cyber pourrait ainsi rassurer. « On ne veut pas savoir ce que des pirates vont faire, mais ce qu'ils peuvent faire. Plus on saura, mieux on se portera ». Le numéro un d'Orange Cyberdéfense pense aussi à une base d'intelligence commune ou la mise à disposition de marqueurs tout aussi communs, à l'instar de ceux de l'ANSSI.

Constatant un manque cruel en ressources, le patron d'Orange Cyberdéfense espère aussi faire de ce lieu « un totem pour donner envie de travailler dans ce secteur ». Enfin, l'enjeu sera aussi d'en faire une pépinière à formations pour les personnes désireuses se mettre à niveau. « Nous mettrons en commun tous les cursus. Lorsque les étudiants en sortiront, une cinquantaine d'acteurs sera capable de les embaucher ».

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