? Next INpact : nos espaces publicitaires évoluent

Alors que nous nous approchons doucement de la mise en ligne de Next INpact v7 et d'autres nouveautés à venir, j'ai pris des décisions concernant l'évolution de notremodèle économique du site. Et plus précisément l'offre publicitaire finançant l'accès gratuit au site, qui n'était plus adaptée.

Depuis ses premiers jours, le modèle économique de Next INpact repose sur différents piliers, seule manière d'assurer la pérénité et la rentabilité d'une entreprise indépendante sur la durée.

Ce, sans avoir à lever de fonds, céder des parts ou le contrôle de l'entreprise. Ainsi, 76 % m'appartiennent toujours, le reste étant réparti entredes salariés (anciens ou non) et des personnes ou sociétés ayant un jour participé à notre aventure. Un choix ambitieux, qui assure la liberté de notre rédaction, mais qui me complexifie parfois la tâche.

C'est notamment le cas lorsqu'il s'agit d'assurer notre développement ou le financement de nouveaux projets. D'autant qu'il nous faut parfois nous adapter aux mouvements du secteur,pouvantavoir de lourdes conséquences sur une petite société comme la nôtre.Nous devons alors faire les bons choix, une erreur pouvant se payer cher.

Nous l'avons compris il y a une dizaine d'années lorsque Google a décidé que les comparateurs de prix n'avaient plus autant leur place dans ses résultats,réduisant notre chiffre d'affaires de manière importante.Nos revenus étaient alors partagés entre publicité et affiliation via Prix du Net, qui en représentait une part significative.

Dans les mois qui suivaient, nous avions dû fermer INpact Virtuel, licencier une partie de notre équipe et repenser notre financement. C'est à cette époque que sont nés les abonnements Premium, qui nous ont sauvés.

Ces dernières années, nous avons modifié notre modèle économique et l'organisation de notre équipe plus en profondeur afin de tenir compte d'unedimension importante à nos yeux : le respect de nos lecteurs.

Nous avons rapidement compris que le modèle publicitaire dominant allait dans le mur, avec la multiplication des espaces à outrance ou la collecte massive et automatisée des données. C'est d'ailleurs ce qui a favorisé la montée en puissance des bloqueurs de publicité, qui représentent plus de 60 % de notre audience. Mais aussi l'information à clic, où seul le nombre de pages vues compte plutôt que la qualité du contenu. Nous avons refusé cette approche.

Nous avons préféré développer des services annexes à Next INpact, comme nos comparateurs de forfaits et autres bons plans, avec des engagements éthiques qui font toute leur spécificité. Leur part dans notre modèle économique est toujours importante, mais plus équilibrée qu'il y a quelques années.

Reconnus comme un site d'information politique et général par la CPPAP, nous pouvons faire l'objetde dons défiscalisables de particuliers ou d'entreprises, qui peuvent ainsi nous aider à assurer notre indépendance. La liste de ceux qui le font à hauteur de plus de 10 000 euros sont mentionnés sur une page publique, par souci de transparence.

Mais nous avons surtout renforcé notre offre d'abonnement, publiant en majorité des articles derrière un paywall pour une durée d'une semaine à un mois, avant d'être libérés. Ils le sont parfois dès le départ, notamment lorsqu'il s'agit de sujets que nous jugeons d'intérêt public. C'est là aussi un engagement qui nous est cher, reflétant nos valeurs.

Un compromis permettant d'assurer notre financement tout en assurant un libre accès à l'information du plus grand nombre. La quasi-totalité de nos publications depuis notre création est ainsi accessible à tous, une sorte d'archive ouverte financée par la publicité. Seuls nos contenus « frais » (à l'exception de #LeBrief) sont réservés à nos abonnés.

Nous disposons également d'un tarif réduit pour les étudiants et les lecteurs à faibles revenus, à 25 euros par an. Si nous ne comptions que 1 000 abonnés il y a 10 ans et 2 500 en 2013, vous êtes désormaisplus de 8 000 à nous soutenir de la sorte de manière constante. Un point d'équilibre qui ne suffit pas à assurer l'intégralité du financement de Next INpact.

Il nous faut donc continuer nos efforts pour assurer la croissance de ce chiffre. Pour cela, nous devons renforcer notre équipe, nos contenus, nos services. Un travail déjà entamé, que nous allons intensifier dans les mois à venir.

Mais cela n'est pas possible sans fonds et sans entamer gravement nos réserves. J'ai passé ces derniers mois à réfléchir à une solution, et j'ai dû me rendre à l'évidence : nous ne pourrons pas nous développer sans augmenter nos revenus, et la seule part qui peut bénéficier d'une croissance rapide est la publicité.

Du fait de nos choix en la matière, elle ne représente plus qu'une part infime de notre chiffre d'affaires, malgré toutes mes tentatives de faire comprendre aux annonceurs notre position, qui se veut favorable aux lecteurs. Rares sont ceux qui ont accepté deme suivre sur ce terrain. La majorité ne juge plus que par le pistage en ligne et la distribution automatisée d'un côté, et le contenu sponsorisé de l'autre.

Autant être clair : il n'est pas question de transiger sur nos engagements en matière de respect de la vie privée. Le marché finira par comprendre ses erreurs dans ce domaine. Mais cela risque de prendre encore plusieurs années' et sans doute quelques amendes de la CNIL' avant que l'on ne constate de réels changements.

J'ai donc décidé d'ouvrir la possibilité à notre régie publicitaire de commercialiser des publicités rédactionnelles qui pourront être publiées sur Next INpact ou INpact-Hardware. Mais à notre manière : avec des engagements forts, une transparence complète et une contrepartie à l'avantage de nos lecteurs.

Cette forme de publicité peut être très rémunératrice et nous permettre de financer le développement de Next INpact, de sa rédaction et de nos projets à venir. Elle aaussi l'avantage de ne pas faire l'objet d'une récolte de données. Maisellerequiert une vigilance particulière pour ne pas induire le lecteur en erreur.

Ainsi, nous nous engageons à :

Aujourd'hui, nous débutons donc une phase d'expérimentation, avec la publication d'une première publicité rédactionnelle. Elle est présentée comme telle sur la page d'accueil, sa version mobile et nos flux RSS. Elle se distingue visuellement et par un texte clair, en plus d'un logo.

Elle est rédigée par un employé de notre régie et non des membres de la rédaction.Ces dernierspeuvent d'ailleurs demander sa modification ou son retrait si elle ne se conforme pas à notre charte.

Je suis toujours en charge, en tant que gérant, de la commercialisation publicitaire avec notre régie, en lien avec les annonceurs. David, directeur de la rédaction, est de son côté le garant de l'indépendance de cette dernière. Il n'intervient à aucun moment, comme nos journalistes, dans cet aspect de notre modèle économique.

Bien entendu, les abonnés Premium ne verront pas ces publicités par défaut, ils peuvent néanmoins demander à les afficher s'ils le souhaitent. En contrepartie de ce changement, trois de nos quatre espaces publicitaires disparaissent : les deux pavés et l'habillage ne seront plus commercialisés à l'issue des campagnes en cours. Seule une bannière en tête de site pourra parfois s'afficherà ceux qui ne sont pas abonnésou connectés.

Cette décision me permet ainsi d'alléger la part du site contenant de la publicité, tout en assurant un meilleur financement de sa partie gratuite et de notre compte-rendu quotidien de l'actualité en accès libre, #LeBrief.

Publicité rédactionnellePublicité rédactionnelle

Vous, lecteurs, pouvez nous faire savoir si vous avez apprécié ou non le contenu de chacune de nos publicités rédactionnelles. Via un smiley, positif, neutre ou négatif, mais aussi un champ de texte vous permettant de détailler votre point de vue. Il sera pris en compte par la régie pour améliorer la rédaction de ses prochains contenus.

Mon objectif est en effet, avec le temps, d'arriver à trouver un équilibre entre la qualité informative de ces articles et leur aspect publicitaire. Il me faudra pour cela convaincre les annonceurs des avantages de cette démarche, dans l'intérêt de tous. J'ai bon espoir d'y arriver, mais je suis conscient que cela ne pourra se faire que de manière progressive.

Bien entendu, n'hésitez pas à nous faire part de vos retours, avis et suggestions au sein des commentaires. Cette phase d'expérimentation nous aidera à arrêter les choix qui seront mis en oeuvre pour le modèle économique de notre société pour les années à venir, reflétés par la v7 de Next INpact.

Car nous avons bien d'autres projets (non publicitaires ;)) en tête.Nous en reparlerons dans de prochains billets.

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