Pour le Sénat, les sites doivent payer les éditeurs pour la reprise d'articles de presse

Le Sénat a adopté à l'unanimité (343 voix pour, 0 contre) la proposition de loi instaurant un droit voisin pour les éditeurs de presse. Un texte passé comme « du beurre », avec l'adoubement du gouvernement.

C'est fait. Le Sénat a adopté la proposition de loi de David Assouline (PS). Dans ses grandes lignes, elle introduit un droit à rémunération au profit des éditeurs et des agences de presse pour l'utilisation des articles de presse en ligne.

Avec cette proposition, en supposant une adoption dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, la reproduction ou la communication sous une forme numérique d'une publication de presse devrait normalement passer par une autorisation de ces professionnels. Par publication de presse, il faut entendre les articles, mais aussi les photos ou les vidéos provenant d'une rédaction.

Puisqu'une telle demande d'autorisation individuelle est impossible, elle laisse ouverte la possibilité de confier cette gestion à une société de perception et de répartition des droits. Le cas échéant, ils seraient ensuite répartis entre les éditeurs et agences, après ponction des frais administratifs. Les journalistes, auteurs des publications, auraient droit à une part de cette rémunération, fixée par accord d'entreprise ou, à défaut, par tout autre accord collectif.

Dans la version initiale, ce régime était concentré sur les moteurs. En clair, en échange d'un montant, les services d'indexation pourraient continuer à gloutonner et communiquer les articles de presse aux Internautes. Mais le texte a gagné plusieurs crans en commission de la Culture.

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