Prison avec sursis pour l'éditeur de l'espiogiciel Fireworld

«Savoir si votre fils est gay». L'argument markéting de Fireworld, un éditeur de solutions d'espionnage, avait provoqué un tollé en 2017. L'éditeur, un jeune de 22 ans, a été finalement condamné 8 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris.

Fireworld, un éditeur de solutions d'espionnage, avait usé de multiples arguments pour arrondir ses fins de mois : « comment espionner, hacker et espionner un compte Facebook gratuitement », « comment espionner l'ordinateur de son fils distance », « savoir si ma femme me trompe avec un logiciel espion PC », « contrôler le harcèlement l'école avec un logiciel espion PC », « espionner ses employés avec un programme-espion », et « savoir si [votre] fils est gay ».

« S'il est homosexuel, vous ne serez peut-être jamais grand-parent, et vous n'aurez pas le bonheur de connaître vos petits-fils », osait avancer encore ce vendeur en mal de recettes. «Si vous souhaitez maximiser les chances de découvrir au plus vite l'orientation de votre fils, nous vous conseillons d'acheter pour quelques euros la version complète du programme ». Un produit vendu en version pro 154,99 euros.

Le logiciel déguisé en solution de sécurité était en réalité couplé un keylogger, ou enregistreur de frappe. Une manière de découvrir «tout ce qui a été tapé au clavier, voire récupérer les mots de passe stockés dans les navigateurs » d'une machine distante.

L'Amicale des Jeunes du Refugeavait évidemment critiqué lourdement cette solution. Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat l'égalité femmes-hommes, s'était émue de ces faits qui « démontre[nt] qu'homophobie et sexisme prennent racine dans les mêmes stéréotypes de genre ».

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