Reconnaissance faciale : les contrôleurs européens veulent « sauver la face »

Reconnaissance faciale : les contrôleurs européens veulent « sauver la face »

Nextinpact Le 2019-12-06  Source

Le contrôleur européen de la protection des données (CEPD)évoque«une solution en quête d'un problème», voire « une solution un problème qui n'existe pas».L'agencedes droits fondamentaux (FRA) de l'Union européenne, de son côté,voudrait l'interdirelors des manifestations,de sorte d'éviter tout «effet paralysant» («chilling effect» en anglais).

Le Conseil et le Parlement européen viennent de confirmer la nomination de Wojciech Wiewi³rowski au poste de contrôleur européen de la protection des données (CEPD) pour un mandat de cinq ans, suite au décès de Giovanni Buttarelli, son prédécesseur. Contrôleur adjoint du CEPD depuis 2014, ce Polonais, docteur en droit constitutionnel, avait été inspecteur général pour la protection des données caractère personnel au sein de l'autorité polonaise chargée de la protection des données (GIODO) de 2010 2014.

Fin octobre, il s'était illustré en publiant un article intitulé « Reconnaissance faciale : une solution en quête d'un problème ? ». Ce dernier faisait référence aux problèmes posés aux manifestants Hong Kong, mais également la population ouïghoure du Xinjiang, par les systèmes biométriques et de vidéosurveillance policiers de reconnaissance faciale.

Il y évoquait également le fait que « la France veut être le premier pays européen utiliser cette technologie pour l'attribution d'une identité numérique » alors qu'« entre-temps, l'autorité suédoise de protection des données a [...] infligé une amende une école pour avoir testé une technologie de reconnaissance faciale afin de suivre la présence de ses élèves ».

Alors quede plus en plus de villes américaines interdisent par ailleurs la reconnaissance faciale des fins policières, et que Portland voudrait aussi l'interdire des fins commerciales, la lecture de l'intégralité de sa tribune vaut le détour. Nous n'en avonspas moins tenté de la résumer, et de la traduire en français.

Fin novembre, l'agence des droits fondamentaux (FRA) de l'Union européenne rendait pour sa part publique sonanalysedes technologies de reconnaissance faciale, soulignant que «plusieurs Etats membres de l'UE envisagent ou prévoient d'utiliser cette technologie des fins répressives ou l'utilisent déj titre expérimental». Alors même que, du fait de sa nouveauté, l'expérience et les études d'impact détaillées manquent.

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