Solar Orbiter, Parker Solar Probe : deux sondes spatiales« aux portes de l'enfer »

Deux sondes spatiales s'intéressent de près au Soleil :Parker Solar Probe qui y est déjà et Solar Orbiter qui va s'y mettre.Dans les deux cas, le but est d'améliorer notre connaissance de lamétéorologie de l'espace et de notre étoile. Deux missions, deux approches, un but commun : mieux anticiper les tempêtesafin de limiter lesrisques.

Les tests finaux sont désormais terminés sur la sonde Solar Orbiter de l'ESA (Agence spatiale européenne). C'était la dernière étape avant qu'elle puisse quitter l'Europe pour se rendre àCap Canaveral en Floride. Cette mission fait partie du programmeCosmic-Vision 2015-2025de l'Agence spatiale européenne.

Il s'articule pour rappel autour de quatre points : les conditions de formation des planètes et d'apparition de la vie, le fonctionnement du système solaire, les lois physiques fondamentales de l'Univers et sa composition. C'est dans ce programme que s'inscrivent aussi les missionsJUICE sur des lunes de Saturne (lourde) etEuclid (moyenne, comme Solar Orbiter) sur la matière noire.

Solar Orbiter décollera en février 2020 à bord d'un lanceur Atlas V. En l'espace de quelques années, c'est la seconde mission à s'intéresser de près à notre étoile. La précédente était Parker Solar Probe de la NASA (dont la France est partenaire) lancée en août 2018 à bord d'une fuséeDelta IV Heavy.

Solar Orbiter va s'approcher du Soleil à l'équivalent de 62 rayons solaires, soit environ 42 millions de km. « Des conditions d'observation privilégiées pour observer notre astre avec une résolution inégalée (70 km/pixel), et analyser finement son atmosphère »,explique le Centre national de la recherche spatiale (CNES).

Les enjeux sont importants : « mieux connaître [le Soleil] permet d'anticiper ses effets potentiels sur l'environnement spatial de la Terre ». Cetteétude est connue sous le nom de météorologie de l'espace.Si certains effets, comme les aurores boréales, font le bonheur des photographes,d'autres sont plus graves, notamment dans un monde où « nous dépendons de plus en plus des technologies » : « Il y a donc un vrai enjeu sociétal à s'intéresser au Soleil »,affirme Kader Amsif, responsable des programmes Soleil, héliosphère et magnétosphères au CNES.

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