France-retraites: la liste des oublis de Jean-Paul Delevoye s'allonge

France-retraites: la liste des oublis de Jean-Paul Delevoye s'allonge

Rfi Le 2019-12-14  Source

La liste des oublis de Jean-Paul Delevoye s'allonge à nouveau. Lors de sa nomination auprès de la ministre des Solidarités et de la santé, le haut-commissaire à la réforme des retraites aurait dû déclarer ses différentes fonctions à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qui scrute patrimoine et activités des membres du gouvernement. Mais cela aussi, Jean-Paul Delevoye l'a oublié. Depuis quatre jours les révélations se succèdent : trois omissions de fonction auprès d'organismes public ou privés et peut être deux autres à venir selon le journal « Le Monde »...

Après avoir omis de déclarer ses fonctions d'administrateur à L'Ifpass, l'institut de formation des assureurs, un poste bénévole, le haut-commissaire aux retraites a fait l'impasse sur l'obligation de renoncer à la présidence de Parallaxe, un think tank du groupe IGS pour lequel percevait 5 300 euros par mois. Jean-Paul Delevoye a également a oublié d'indiquer que, depuis 2016, il siègeait au Conseil d'administration de la fondation SNCF.

<3>Fonctions incompatibles

Certes, Jean-Paul Delevoye a bien déclaré au fisc ses revenus. Mais de telles fonctions sont incompatibles avec ses responsabilités gouvernementales. Les deux autres oublis sont de nature différente mais peuvent présenter de potentiels conflits d'intérêt. Ses détracteurs voient un rapprochement entre son projet de retraite à points et son rôle à l'Ifpass, l'organisme de formation des assureurs, qui eux-mêmes défendent des systèmes de retraite sous forme d'assurances privées. Et que dire de sa fonction à la fondation SNCF, alors que la future réforme prévoit la disparition des régimes spéciaux, dont celui des cheminots.

Situation embarrassante

C'est donc une situation très embarrassante pour le gouvernement. Jean-Paul Delevoye a, depuis, démissionné de l'Ifpass et s'est engagé à rembourser les rémunérations litigieuses, soit environ 107 000 euros, ce qui n'empêche pas la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) de dire, mercredi 18 décembre, si elle transmet ou non le dossier de M. Delevoye à la justice.

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