Palabres et controverses autour de l'homosexualité : « sa dépénalisation n'est pas à l'ordre du jour », clame le gouvernement gambien

Palabres et controverses autour de l'homosexualité : « sa dépénalisation n'est pas à l'ordre du jour », clame le gouvernement gambien

Leral Il y'a 3 semaines  Source

Plus de trois semaines après la publication du premier rapport de la National Human Rights Commission, enjoignant le gouvernement à protéger et à respecter les droits de la communauté LGBT du pays, la polémique ne désenfle toujours pas en Gambie, où l'homosexualité est punie d'une peine maximale par leur code pénal voté sous l'ancien régime de Jammeh, en 2014.

Hier, le gouvernement gambien, à travers un communiqué, a mis fin au suspense en annonçant sa position dans le débat. Sa réaction est on ne peut plus claire : « La dépénalisation de l'homosexualité n'est pas à l'ordre du jour en Gambie ».

Le gouvernement gambien par la voix de son porte-parole, a exprimé sa position sur la controverse autour du premier rapport de la Commission nationale des droits de l'homme. Dans le dit communiqué, il est explicitement écrit que « le gouvernement gambien continue d'être guidé par les valeurs et principes du pays et n'a pas l'intention de dépénaliser l'homosexualité ».

Une réaction qui intervient trois semaines après la publication du premier rapport de la Human rights commission dans lequel, elle recommande entre autres : « le respect et la protection de la communauté LGbt du pays, conformément aux engagements internationaux signés par la Gambie ». un passage qui a suscité un tollé dans le pays.

Des excuses jugées insuffisantes

L'une des cibles de cette controverse est imam baba Leigh membre de la dite commission. imam très influent du pays, membre également de la délégation générale au pèlerinage. Sollicité de toutes parts, au lendemain de la publication du rapport, il n'a cessé de jouer au clair-obscur avant de se rétracter et présenter ses excuses.

Un collectif réclame aujourd'hui sa démission de cette Commission et sa mise à l'écart dans la mosquée où il officie.
Auprès de ses pairs, même son de cloche. ils sont désolidarisés de lui revenant en long et en large dans leurs sermons sur la position de l'islam qui condamne sévèrement l'homosexualité.

Cette réaction du gouvernement va-t-elle clore le débat sur cette polémique ? Probable.
Dans l'immédiat, les associations religieuses du pays ont exprimé leur satisfaction qualifiant la position du gouvernement de « sage et responsable ».
Le Temoin

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