70 ans du JT : retour sur les péripéties du premier journal télévisé

70 ans du JT : retour sur les péripéties du premier journal télévisé

Telestar Il y'a 5 jours  Source

Au 15 rue Cognacq-Jay à Paris, c'est l'effervescence en ce 29 juin 1949. Pierre Sabbagh va enfin réaliser son rêve : diffuser le tout premier journal télévisé français. Cela fait trois ans que ce jeune journaliste reporter a l'idée de lancer en France un programme d'information qui combinerait la force du direct de la radio et l'image. Le feu vert lui a été donné quelques semaines plus tôt. Aux Etats-Unis, il existe déjà deux journaux télévisés incarnés par des présentateurs. Mais Pierre Sabbagh ne veut pas de vedettes de l'info. Seules des images commentées en direct doivent primer. Cet artisan du petit écran veut à tout prix marquer les esprits en offrant aux téléspectateurs - à l'époque, la France ne comptait que 250 téléviseurs - un reportage spectaculaire.

La matinée du 29 juin, Pierre Sabbagh et son cameraman Michel Wakhevitch se rendent sur l'esplanade des Invalides au départ d'une course de montgolfières. Le binôme prend place à bord de la nacelle du Dolfuss. Le vent souffle fort ce jour-là. Contrarié dans sa course, il faut le délester de sacs de sable mais l'engin n'arrive pas à prendre de l'altitude, frôle les cimes des arbres. À 40 km de Paris, l'aérostat s'approche tout près d'un pommier, l'évite mais finit par percuter une ligne à haute tension. Le ballon explose mais les passagers ont réussi à sauter à temps. Le cameraman a même filmé la scène de l'accident puis la foule venue constater les dégâts. Les conséquences de la chute sont graves. L'électricité dans la région est coupée, les trains stoppés, les avions aussi. Les rescapés sont amenés menottés au poste. Pendant ce temps, aux studios du 15 rue Cognacq-Jay, il faut monter les sujets du JT. Au sommaire : des reportages sur La Kermesse aux étoiles avec Gabin, Montand, les élections belges, les 24 Heures du Mans, les préparatifs du Tour de France... et la fameuse course en ballon. Libérés juste à temps, Pierre Sabbagh et son cadreur (...)

Nous vous recommandons