Agnès Buzyn: pourquoi elle regrette ses "mots trop forts" sur la "mascarade" du premier tour

C'est un entretien accordé en pleine épidémie de coronavirus qui avait fait beaucoup de bruit. Le 17 mars, soit deux jours après l'organisation du premier tour des élections municipales, Agnès Buzyn avait tenu des propos polémiques dans Le Monde : "Depuis le début je ne pensais qu' une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J'avais peur chaque meeting", affirmait la femme politique. Une affirmation qui a été depuis longuement reprochée l'ancienne ministre de la Santé. Alors qu'Agnès Buzyn s'était faite très discrète depuis, la candidate la mairie de Paris, arrivée en troisième position lors du premier tour, affirme désormais regretter ces propos.

"Je n'aurai jamais dû parler une journaliste au téléphone le lendemain d'une élection. Si c'était refaire, je ne le referais pas. Cet entretien téléphonique s'est fait la fin d'une journée où j'avais assisté des tractations d'appareils pour déposer des listes de second tour alors que je voyais l'épidémie progresser, et que je sentais bien que le second tour n'aurait pas lieu", déclare-t-elle ce 2 juin au Parisien. "Je l'ai dit avec des mots trop forts qui ont choqué et je l'ai regretté", a poursuivi l'ancienne membre du gouvernement.

Un communiqué publié quelques heures après l'interview polémique

Déj lors de précédents interviews, Agnès Buzyn avait dit regretter l'utilisation de ce terme et plaidé pour une mauvaise interprétation de ce qu'elle avait voulu dire. Signe de la panique que ces affirmations déclarées au Monde avaient provoquée, un communiqué avait été publié quelques heures après la publication du premier article. "Agnès Buzyn regrette la tonalité de cet article et l'utilisation qui en est fait en cette actualité où tout le pays doit être tourné vers la gestion de crise. Elle considère que le gouvernement a été pleinement la hauteur des défis pour affronter ce virus", affirmait le document.

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