Albert II de Belgique: Delphine Boël est bel et bien sa fille

C'est la fin d'une longue bataille. Depuis maintenant quelques années, Delphine Boël tentait de prouver que l'ex-roi Albert II de Belgique était son père biologique. Des tests ADN ont récemment apporté la preuve irréfutable que la plasticienne de 51 ans était effectivement sa fille. Une nouvelle dont l'ex-souverain vient de prendre acte dans un communiqué.

Tout est parti d'un livre. En 1999, le journaliste flamand Mario Danneels publiait une biographie de la reine Paola, Paola, de la dolce vita la couronne, dans laquelle il révélait que son époux Albert II avait entretenu une relation extraconjugale avec labaronne Sybille de Sélys Longchamps. De cette union cachée naîtra une jeune fille, Delphine. L'ouvrage fit l'effet d'une bombe mais le couple tint bon jusqu' l'abdication du monarque en 2013. C'est alors que Delphine Boël entreprit de prouver qu'elle partageait bien le même bagage génétique que le père de l'actuel roi Philippe. Elle soumettait tout d'abord son père, Jacques Boël, un test ADN, qui démontrait que ce dernier n'était pas son père biologique. Enfin, le 25 octobre 2018, au terme d'une longue bataille judiciaire, la cour d'appel de Bruxelles ordonnait Albert II de se soumettre son tour un test génétique. Après avoir cherché se soustraire au jugement, l'ancien roi voyait son pourvoi rejeté en décembre 2019. Les résultats du test ont finalement été transmis ce lundi 27 janvier. Et ils sont donc positifs.

L'honneur et la dignité

C'est donc par un communiqué révélé par l'un de ses avocats, Maître Alain Berenboom, qu'Albert II abdique une seconde fois : «Sa Majesté le Roi Albert II a pris connaissance des résultats du prélèvement ADN auquel Il s'est prêté la demande de la cour d'appel de Bruxelles. Les conclusions scientifiques indiquent qu'Il est le père biologique de Madame Delphine Boël. Même s'il existe des arguments et des objections juridiques pour justifier le fait qu'une paternité légale n'est pas nécessairement le reflet d'une paternité biologique et que la procédure adoptée lui paraît contestable, le Roi Albert a décidé de ne pas les soulever et de mettre un terme dans l'honneur et la dignité cette procédure pénible. Le Roi Albert tient faire observer que, depuis la naissance de Madame Delphine Boël, Il n'a été mêlé aucune décision familiale, sociale ou éducative quelconque relative Madame Delphine Boël et qu'il a toujours respecté le lien qui existait entre Madame Delphine Boël et son père légal.»

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