Christophe Castaner: les syndicats de police réagissent et dénoncent «une faute professionnelle»

Le samedi 9 mars, Christophe Castaner a été photograhié et filmé dans les bras d'une jeune femme en boîte de nuit, comme vous le révèle le dernier numéro de Voici. Un comportement qui n'est pas du goût des policiers.

Confronté la crise des Gilets jaunes depuis 3 mois, Christophe Castaner a eu envie de décompresser. Le samedi 9 mars, le ministre de l'Intérieur s'est offert une virée au Noto, une boîte branchée du VIIIe arrondissement de Paris, comme vous l'a révélé Voici ce jeudi soir. L'homme politique de 53 ans s'est complètement laissé aller lors d'une fête arrosée, où il a fait une charmante rencontre. Marié depuis 25 ans, il a été filmé et photographié en train d'embrasser une jolie jeune femme. Un événement auquel le Premier ministre, Edouard Philippe, a réagi ce matin sur Europe 1, affirmant que Christophe Castaner avait «toute sa confiance».

Mais le comportement du premier flic de France en indigne plus d'un. À commencer par Benoît Hamon qui, invité ce vendredi 15 mars sur RTL, a demandé au Premier ministre d'avoir «un peu de tenue». «C'est un problème, une boîte de nuit parisienne c'est juridiquement un lieu privé mais quand on est ministre de l'Intérieur et qu'il y a des téléphones allumés partout ça devient un lieu public», a déclaré l'ancien candidat du Parti socialiste l'élection présidentielle. «Est-ce qu'on ne peut pas réclamer un peu de sobriété de la part des dirigeants politiques dans un moment qui est difficile pour les Français. Je demande Monsieur Castaner, Monsieur Philippe et Monsieur Macron de la tenue

Du côté des syndicats de police, la colère gronde. D'autant que la folle soirée de Christophe Castaner a eu lieu quelques heures après l'acte XVII des Gilets jaunes. «C'est une faute professionnelle quand vous êtespremier flic de France, s'insurge un responsable policier dans les colonnes du Parisien. Samedi, on demandait aux policiers et aux gendarmes une mobilisation sans précédent sur les Gilets jaunes, et nous allons être la risée de tous!». Un avis que partage un syndicaliste. «Les syndicats ne bougeront pas, part peut-être certains minoritaires. Mais c'est une vraie connerie. Difficile d'être crédible et audible après.»

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